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Festival ELEKTRA 2017 | Entrevue avec Bill Vorn: Danser comme un robot

On connait tous la danse du robot qui faisait fureur dans les années 1970. Maintenant, le festival ELEKTRA propose de danser avec un robot lors du spectacle de robotique participative Inferno les 28 et 29 juin prochains.

Sur le parterre de l’Usine C se retrouveront une trentaine d’engins robotiques attelés à des spectateurs volontaires. Après avoir signé une décharge au préalable, les cobayes accepteront de laisser de côté leur liberté pour se laisser contrôler par des robots.

Cette performance participative est le fruit du travail de Louis-Philippe Demers et Bill Vorn. Ce dernier est un musicien reconverti en spécialiste de la robotique. « La robotique devient un outil de création. […] C’est par ça que je m’exprime. J’essaie différentes choses, parfois ça prend la forme de performance, des fois c’est plus installation interactive », raconte Bill Vorn.

Sous la musique en direct des deux concepteurs du spectacle, les participants agiront comme bon le voudra le robot dans une sorte de chorégraphie qui n’en est pas vraiment une. Ce spectacle n’est pas un spectacle de danse. C’est une performance voulant recréer une descente aux enfers.

L’inspiration derrière cette performance est la description de l’Enfer de Dante et celle trouvée dans la religion bouddhiste. « L’Enfer est décrit à différents niveaux qui correspondent aux châtiments qu’on reçoit, explique Bill Vorn. Ça permettait de créer une progression. » Le créateur convient toutefois que ce ne sera pas tout le monde qui verra dans le spectacle ces notions d’enfer.

 

Sur une base volontaire

Enfer, perte de liberté, contrôle, robots. Dur de croire que des volontaires seront convaincus de se prêter au jeu. [N.D.L.R.: Notre rédacteur en chef l’essaiera le mercredi 28 juin, et diffusera le résultat en direct sur Facebook Live!]

Bill Vorn se veut toutefois rassurant. « Les gens, quand ils acceptent de participer, peuvent quand même décider d’arrêter à n’importe quel moment. On est pas pris là-dedans. »

En tout, le spectacle est d’une durée d’une heure et les volontaires sont appelés à participer à seulement 30 minutes de celui-ci. Même qu’à la moitié de la performance, les participants seront invités à céder leur place pour une rotation. En tout, 49 personnes seront tirées au sort en début de spectacle pour s’atteler à un exosquelette.

Avant de consentir de s’y installer, certaines conditions s’appliquent pour y participer: il faut bien sûr accepter de se laisser contrôler, mais aussi, il ne faut pas être trop intoxiqué et il faut être en bonne forme physique. La structure exosquelette pèse 13 kilos. Il faut donc avoir la capacité physique de la supporter sur une longue période de temps.

Unique depuis deux ans

Le spectacle Inferno roule depuis un bon moment déjà, mais pourtant, il n’y a jamais de répétitions parce que chaque soir est différent. En effet, le spectacle change selon le public qui y participe. Les gens sous les exosquelettes et les observateurs aux alentours ont une influence sur le déroulement de la soirée.

Bien sur, il y a des moments plus chorégraphiés où les exosquelettes agissent en même temps ou en miroir, et d’autres qui sont complètement chaotiques, dans un chaos organisé bien sûr.

En plus, les concepteurs ont choisi d’incorporer dans leur spectacle un élément singulier qui oblige les spectacles à être différents. « Y’a un moment où on sort des contrôleurs, dévoile Bill Vorn. Soit nous on manipule les machines comme des marionnettes, soit on choisit quelqu’un dans la salle et on lui fait porter un exosquelette qui contrôle tous les autres. »

Si la curiosité n’est pas piquée par cet élément-là, on ne saurait quoi dire d’autre. Le spectacle Inferno est présenté les 28 et 29 juin prochain à l’Usine C dans le cadre du festival ELEKTRA.

Pour se procurer des billets, c’est par ici.


*Cet article est produit en collaboration avec le festival ELEKTRA.

 

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