Dear Criminals
Critique Publié le

FME 2016 – Jours 3 et 4 | Dernier sprint du marathon musical

Du jeudi 1er au dimanche 4 septembre se tenait la 14e édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue. Compte-rendu d’un marathon musical de 4 jours dans notre magnifique capitale nationale… du cuivre. Troisième partie de quatre.  (Consultez les Jours 1 et 2 par ici)

À go, on prend une grande inspiration, pis on y va.
Prêts?
1, 2, 3, GO!

SAMEDI 3 SEPTEMBRE

Outre une (ou des) séance (s) de ravitaillement obligée (s) par la junk du Morasse, il y a de fortes chances que ton périple gastronomique rouyn-norandais te mène Chez Œufs, et c’est là que nous ont menés nos pas samedi pour attaquer la journée le ventre bien plein. Entre deux galettes de sarrasin, l’appli du FME nous informe d’un show secret de A_ _ _  N _ _ _ _ _ dans la ruelle derrière le Cab, et c’est par un après-midi caniculaire (oui oui, il fait chaud des fois en Abitibi) que les badauds ont pris d’assaut l’endroit avec moult petites frimousses adorables.

C’est que les locaux ont trimballé toute leur marmaille pour cette prestation inattendue d’Alex Nevsky, et ça donnait une couleur toute différente, cette profusion de cuteness parmi les exsudations de vapeur d’alcool du reste de la crowd. Lunettes de soleil fluo, casquettes en tous genres, mini-suits assortis, poussettes dernier cri : la jeune foule entonnait en chœur des la-la-la pour le moins attendrissants. Je vous l’avais pas dit encore, mais le FME a aussi un « volet » familial, pimpé cette année avec plusieurs spectacles le matin (aïe) et en début d’après-midi. C’est hautement détonnant avec ce qu’a dû être, j’imagine sans mal, le show secret de Keith Kouna Chez Gibb, une heure plus tôt et à près de 9 km de là…

Alex Nevsky © Christian Leduc

Alex Nevsky
© Christian Leduc

Ce soir, on essaie d’être réaliste pour les 5 @ 7 : on se donne l’objectif d’en voir (apercevoir serait plus juste) 4 sur 6. Finalement, Pandaléon n’a toujours pas starté son shift à 17 h 20, faque on se précipite au Cachottier pis chez son voisin Le Trèfle Noir, le temps de quelques pièces sur la terrasse pour Ariane Zita et de beaucoup de boucane en glace sèche pour la bibitte Bernardino Femminielli, particulièrement intrigant avec ses drapeaux américains, ses airs mexicains pis son chapeau de cowboy.

Bernardino Femminielli © Christian Leduc

Bernardino Femminielli
© Christian Leduc

En traversant la rue, on se fait harponner par la synth pop de Paupière, trio années 80 de Pierre-Luc Bégin (We Are Wolves), avant d’aboutir à La Légion pour la fin du standup comicomusical de Medhi Cayenne, particulièrement en feu – et tout en déhanchements. Enfin, on se réessaie pour Pandaléon : zut alors, malgré le début de leur set très en retard, c’est déjà fini. Tant pis. On a quand même atteint notre objectif.

Paupière © Christian Leduc

Paupière
© Christian Leduc

Et la course à relais se poursuit : on enchaînera quelques notes de Bernhari, certains grognements de Royal Caniche et l’intensité de VioleTT Pi. On découvrira Dan San, un groupe belge au folk triomphant de finesse, une musique exploratoire d’un autre monde, avant d’aller bouger un peu en extérieur avec Samba de La Muerte (détrompez-vous, quoique dansants, les airs d’Adrien Leprêtre n’ont rien à voir avec la samba), question de se délier les gambettes avant le tournage de Formule Diaz avec Les Deuxluxes au chic et recherché Bar Les Chums. Comble de bonheur, c’est le célèbre duo local Mich-Caro qui anime la soirée à coups de vieux hits de classic rock chantonnés en phonétique approximative. Anna et Étienne peinent à faire leur place, et voient malencontreusement la première de leurs quatre takes interrompue par le bris d’une vilaine corde… Au grand plaisir de Mich-Caro, évidemment, qui ne se font pas prier pour reprendre leurs exploits avant la suite de Springtime Devil.

Après, c’est un peu le jour de la marmotte, l’heure avance… Une seule pièce de l’épatant Yonatan Gat, encore du Fred Fortin dehors, devant le Cab, plutôt qu’à l’intérieur. C’est plate, parce qu’il donne d’ailleurs avec ses beaux bonshommes une performance qui semble aussi ardente que la veille. On conclura par une virée à la soirée électro, où les adeptes de Claude AKA Fulgeance et consorts en ont certes eu plus qu’en masse pour leur argent.

Ah oui, j’ai oublié : j’avais rien demandé, mais un moment donné, on m’a offert de la pout’ à minuit et demi. C’est là que j’ai réalisé que j’avais rien mangé depuis mes galettes de sarrasin, 13 h plus tôt. Mais, surtout, que malgré mes tendances hypoglycémiques, j’avais même pas faim!

Leçon du jour, donc : les galettes de sarrasin sont une EXCELLENTE, nutritive et peu coûteuse option pour t’alimenter pendant le FME!

(OK, je l’avoue : dans mon assiette, il y avait aussi une montagne de fruits… pis des saucisses à déjeuner.)

Par ici le compte-rendu de la dernière journée du FME :

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