Paradis
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FrancoFolies 2017 | Paradis et Le Couleur : Programme double électro-velours à l’Astral

Un c’est bien, mais deux c’est mieux, comme qu’ils disent. Eh ben l’adage est aussi vrai quand ça concerne les groupes d’électro pop aux accents 80’s, semble-t-il.

Ce furent d’abord les Montréalais de Le Couleur qui se sont présentés sur scène, bâton de lightstick au cou, envie de danser au cœur et bonnes nouvelles aux lèvres.

Bonne nouvelle numéro 1 : leur album P.O.P est en lice pour peut-être remporter un prix Polaris, le grand couronnement de la musique indie canadienne.

Bonne nouvelle numéro 2 : Le clip pour leur chanson Femme a brisé le cap de 2 000 000 de vues (2 438 475, pour être exact). « On est officiellement millionnaires » résumait Laurence Giroux-Do, frontwoman du groupe.

À défaut d’avoir du champagne, la foule de l’Astral a donc célébré ces succès avec eux à grands coups de pas de danse. La prestation n’était pas particulièrement haute en couleur (sans mauvais jeu de mots), mais néanmoins efficace et aura à tout le moins servi à bien réchauffer les corps avant l’arrivée de la deuxième formation : Paradis.

 

PARADISIAQUE

Les quatre jeunes gonzes de la formation française Paradis se sont ensuite pointés, armés de leur pop de velours. Y’a beaucoup de nostalgie dans les pièces du groupe, mais pourtant y’a aussi quelque chose de résolument actuel.

Comme une coupe Longueuil peignée en man bun, mettons.

Ok je suis pourri pour faire des comparaisons. Mais vous comprenez, viarge.

Bref, à travers les Recto verso, Toi et moi et autres grosses tounes, on est constamment à cheval entre deux époques, dans un monde ou le rétro-kitch côtoie la house contemporaine. Même l’habillement des gars suit le concept : grand pantalon large et boule de cheveux bouclés à la Napoléon Dynamite sont assortis à des Nike Sock Dart super modernes.

Le contraste des époques explique aussi la dernière chanson jouée, en fin de rappel. Il s’agissait d’une reprise au goût du jour de La ballade de Jim, de ce cher Alain Souchon.

Comment ne pas valser sur un tel hit, je vous pose la question.

On est donc sorti de la salle sereins, la tête pleine de ces refrains de duvet. Puis on est allé quelques mètres plus loin entendre Bernard Adamus gueuler en présentant son band :  « APPLAUDISSEZ MON GUITARISTE, LE GARS QUI RESSEMBLE À RÉAL BÉLAND MAIS AVEC PAS MAL MOINS DE CASH. »

Merci Bernard.

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