Polo & Pan
Critique Publié le

Francos 2018 | Polo & Pan électrifient le MTELUS

Fort d’un succès grandissant, Polo & Pan ont fait danser sur leur électro-pop joyeuse une foule d’un METLUS plein et chauffé à bloc. La fête était belle même si on regrettera une mise en scène quelques peu minimaliste.


Concert évidemment attendu de cette 30ème édition des Francos, le duo Polo & Pan a réussi le pari de remplir le MTELUS. Il faut dire que le succès des Français est exponentiel depuis 2014, année de leur fondation. Paul Armand-Dellille et Alexandre Grynszpan ont tout deux fait leurs gammes au Baron de Paris et on entend assez vite chez eux cette faculté à rendre efficace leurs production tout en sachant les faire vivre intensément au public. Pour qu’elles soient surtout vécues en concert.

 

Une mise en scène décevante

Parlant du concert de samedi soir, il était supposé live (comme l’indiquait le programme d’ailleurs). Il faudra un jour redéfinir ce terme qui commence à devenir désuet face à l’avènement de la musique électronique… Car oui, on retrouvera sur la scène, avec surprise, seulement une table haute affublée d’un draps cachant les machines. Ni choristes, ni instrumentistes, ni décor. Un bon DJ set à cinquante piasses, tout au plus.

Tout n’est pas à jeter, évidemment, on y reviendra plus tard. Mais qu’en est-il de ces fois où Alexandre Grynszpan prend en main sa guitare? Et qu’en est-il des moments forts vécus à Paris où ces platines s’immisçaient en milieu de la foule du Cabaret Sauvage, où ces choristes accompagnaient à merveille le duo à la Serre Monumentale ? Enfin, qu’en est-il de cet univers fleuri, digne de leur musique, qui manquait cruellement sur une scène bien vide ?

 

Un minimalisme qui cache une ambiance électrique

On pouvait s’attendre à mieux mais encore une fois, tout n’est pas à jeter. Le travail fourni par l’équipe d’ingénieurs son et vidéo était remarquable, mêlant effets psychédéliques d’autoroutes en cartoon et espaces stellaires dans des teintes souvent bleues, parfois orangées.

La chaleur estivale est bel et bien là. L’énergie aussi. Elle aura été déployée avec entrain par le duo, auteur d’un rafraîchissant album qu’est Caravelle. Elle aura été aussi contagieuse lorsque les deux DJ motivaient la foule par l’intensité de leurs basses ou les variations du pitch sur leur mini-claviers (ou tout du moins ce qu’il était possible de voir…).

La grande majorité du public s’est amusé, déjà en première partie avec la synth-pop de Le Couleur mais surtout quand les premières notes de Cœur Croisé, puis Le Grand Blanc auront été émises en début de concert. Et que dire de cette finale sur Canope, dont le refrain est repris à l’unisson par la quasi-totalité du MTELUS… Paul et Alexandre quitteront définitivement la salle après un rappel bruyant où seront jouées des nouvelles comme la plaisante Arc-en-ciel.

Contrat donc rempli pour le duo auprès du public montréalais qui les acclamèrent longuement. Et c’est aussi là le principal, car ce sont tous ces ingrédients qui font que l’ambiance est belle et que le spectacle est réussi.

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