Francos de Montréal (festival)
Critique Publié le

Francos 2018 | Une fin de semaine qui démarre bien avec Gael Faure, Voyou et Lou-Adriane Cassidy

Le beau temps est de retour aux Quartier des Spectacles pour ce qui annonce une fin de semaine sous les meilleurs auspices. Comme d’habitude, depuis une semaine déjà, les scènes extérieures vibrent au son d’artistes souvent émergeants et parfois confirmés. Les immuables gars de Chicane chantaient leurs plus grands titres sur la scène Loto-Québec devant un foule immense tandis que d’autres comme Voyou ou Lou-Adriane Cassidy profitaient d’un agréable soleil pour présenter leurs œuvres originales.

 

Lou-Adriane Cassidy séduit

Dans le cadre des Découvertes Hydro-Québec, la finaliste des Francouvertes 2018 a séduit du monde sur la scène du nom du fournisseur d’énergie québécois. On l’a disait ‘’à surveiller’’ sur le programme officiel, il n’y aura pas de doute là-dessus. Avec sa voix au timbre magique couplée d’une mince réverbération, elle offre un moment de poésie grâce à des paroles bien pensées sur une musique généralement calme. Ce n’est pas pour autant qu’elle endort les gens puisque ses musiciens et elle-même s’aventure sur un soft rock où une faible overdrive vient dynamiser la chose. Joyeuse et heureuse d’annoncer la sortie prochaine de son premier album en octobre prochain, la participante de l’édition 2016 de La voix aura charmé plus d’un, dont Safia Nolin, Hubert Lenoir et Pomme venus écouter les nouvelles chansons à paraître de la jeune femme.

Même heure, autre scène, c’était Gazoline qui jouait leur synth-rock devant un parterre de connaisseurs mais aussi de curieux. Affublé d’un t-shirt rose du plus bel effet dans un contexte ensoleillé, le chanteur et ses gars originaire du Saguenay jouaient leurs derniers titres issus de l’EP Yugen mais aussi la chanson au refrain accrocheur qu’est L’amour véritable est aux rebelles. Gageons que certains et certaines leur vouent un amour véritable eux aussi…

 

Ambiance relax avec Gael Faure et Voyou

Quelques heures avant la performance de Dead Obies, la scène Bell était le théâtre d’une performance plaisante de Gael Faure en fin de journée. Sous un soleil de plomb et une marée de pollens, le contexte digne d’un tableau de Manet dans les champs s’adaptait parfaitement au style posé de la musique du Français. Habillé d’une chemise à fleurs resplendissante devant une foule clairsemée, Gael Faure s’est avéré être un concert accessible à tous, avec cette pop agréable qu’il déploie sur des chansons telles que Caractère ou Only Wolves. On regrettera cette petite maladresse lorsque le natif de Valence s’est embarqué sur un sujet sensible, évoquant un souvenir d’enfant relatifs aux amérindiens dont son image ne correspond pas nécessairement aux réalités de ce côté-ci de l’Atlantique. Le bénéfice du doute, sans doute…

Puis à 20h, c’est Voyou qui investit la scène Hydro-Québec pour un concert coloré et joyeux comme l’est le personnage. Très heureux d’être à Montréal et agréablement surpris de la foule qui se dresse devant lui pour une première au Canada, le jeune homme de 28 ans a parfaitement investit le stage malgré cette solitude visible. Sa voix, son Mac, ses pads, sa guitare et sa trompette (oui, oui) ont fait vivre ce véritable homme orchestre aux sonorités sucrées, parfaites à écouter en été. Sa machine, cachée derrière des polygones blancs qui s’illumine à chaque contact, est son meilleur ami et lui permet de dévoiler un son souvent inspiré des 80’s qui glorifie même les influences de bossa brésilienne ou de synth-pop réverbérée par exemple sur la chanson Seul sur ton tandem au refrain hyper accrocheur. Un artiste à suivre qui ne manquera pas d’envoyer un beau  »Bisous » à la fin de son concert au public montréalais sûrement surpris (en bien) de sa performance.

Événements à venir

Vos commentaires