Gloryhammer
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Gloryhammer à Montréal | À la conquête de l’Astral (Hammer)

Le phénomène intergalactique power metal a triomphé pour son premier passage en tête d’affiche à Montréal. L’Astral était complet et leurs refrains épiques ont été repris jusqu’au dernier par une foule survoltée qui en redemandait.

Après une apparition au dernier Heavy MTL, le groupe au succès grandissant était de retour dans nos contrées avec un nouvel album, sobrement intitulé Legends From Beyond The Galactic Terrorvortex, et pour la première fois un concert en tête d’affiche.

Valfreya, puis Atether Realm en ouverture

La troupe locale de Valfreya ouvre le bal avec leur métal folklorique aux couleurs vikings et médiévales. Leurs passages les plus « traditionnels » emportent la foule, comme cette gigue mettant en valeur la violoniste et les voix, dommage que les séquences interfèrent parfois trop. Avec une assurance scénique certaine, Valfreya se démarque aussi par sa chanteuse remarquable, capable d’alterner entre les registres black/death metal et lyriques/opéra. Leur prestation se termine avec un wall of death d’épees en mousse, le ton Donjons et Dragons est donné !

Photo par Mihaela Petrescu (Voir)

Les Américains de Aether Realm prennent la suite avec une entrée ratée car la séquence arrête, comme quoi on ne peut pas toujours compter sur les ordinateurs, surtout en musique… Leur death mélodique va chercher dans les influences scandinaves comme Kalmah ou Ensiferum, mais avec un côté folklorique un peu plus fêtard par moments rappelant beaucoup les pirates d’Alestorm, mais en moins varié, et le tout s’essouffle un peu vite. Mais l’énergie et la bonne humeur dégagée par le groupe gagnent le public.

Photo par Mihaela Petrescu (Voir)

Voyage dans le vortex spatial

Place enfin aux sauveurs intergalactiques du power metal. Gloryhammer n’est même pas monté sur scène que toute la salle scande leur désormais célèbre cri de ralliement, « Hoots ! Hoots ! ».  Et c’est d’ailleurs avec In Hoots We Trust que les cinq musiciens bardés d’armures et costumes lancent le spectacle, suivi de la chanson éponyme Gloryhammer. Le public explose et chante tous les refrains imparables du groupe. Et déjà, l’album Space 1992: Rise Of The Chaos Wizzard prend des allures de classique car chaque extrait de cet album fait encore plus monter l’intensité, comme le superbe Questlords of Inverness joué en troisième, ou Goblin King of the Darkstorm Galaxy.

Photo par Mihaela Petrescu (Voir)

Thomas Winkler, alias Angus McFife, maîtrise son personnage et mène le spectacle avec brio, brandissant le glorieux marteau d’une main et le micro de l’autre, nous faisant voyager dans le vortex spatial des concepts du groupe avec conviction et humour. Il envoie un spectateur voyager (en crowd surf) jusqu’à la forteresse galactique (le bar) pour leur ramener (toujours en crowd surf) des bières. Il serait drôle de voir cette tradition se perpétuer dans des plus grandes salles !

Un public déchaîné

Le public est déchaîné et ça brasse pas mal pour un concert du genre, cirle-pits et mosh-pits dans la foule alors que la sécurité est obligée d’intervenir sur la scène où les crowd-surfers s’en donne à cœur joie. Dur de ne pas se laisser emporter par les mélodiques épiques d’hymnes comme Hollywood Hootsman, Legend of The Astral Hammer ou Heroes of Dundee. Et par l’énergie contagieuse du groupe.

On est un peu surpris de l’absence du titre Rise Of The Chaos Wizzard, mais il faut dire qu’avec ce troisième album, Gloryhammer commence avoir une discographie remplie et l’heure et demi de concert est vite écoulée.

Photo par Mihaela Petrescu (Voir)

En envoyant des thématiques d’héroïc fantasy jusque dans l’espace, non sans une touche d’humour et avec un concept unique, une saga et une histoire élaborée derrière, Gloryhammer apporte un vent spatial rafraîchissant dans le power metal. En témoigne l’engouement que suscite le groupe, et cette date montréalaise à guichets fermés.

Quel groupe métal datant de la dernière décennie (2013) est capable de remplir l’Astral un mercredi soir, avec un public qui connaît par cœur tous les refrains ?

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