Halestorm
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Halestorm (avec Lita Ford) au Métropolis | Un vrai bon show rock !

Le groupe Halestorm, c’est du rock à l’état pur en spectacle. On en a eu une autre preuve vendredi soir au Métropolis alors que Lzzy Hale et sa bande s’arrêtaient à Montréal en tant que tête d’affiche pour la première fois en trois ans.


Si Halestorm sonne bien sur CD, leur musique prend encore plus son sens en spectacle. L’intensité de la prestation et la fougue de ces infatigables musiciens nous rappelle ce qu’est un bon show rock, avec la musique à l’avant-plan. Et ça marche bien ainsi. La foule embarque et ça crée une belle ambiance.

Dès son entrée sur scène, Halestorm sors les gros canons avec Love Bites (So Do I) et Mz Hyde, question de lancer les choses en grand. On a ensuite droit à Apocalyptic, It’s Not You, puis Lzzy montre toute la puissance de sa voix rauque en a capella en mettant la table pour I Get Off, un des premiers succès du groupe. Du point de vue visuel, les jeux de lumières sont dynamiques, suivant parfaitement l’intensité du groupe.

Entre les chansons, la chanteuse aime s’amuser avec son public en les faisant crier autant de fois qu’elle le peut. Après les Freak Like Me, Amen et Rockshow, l’énergie connait sa seule baisse de la soirée lors d’un segment avec Unapologetic, une chanson bonus un peu méconnue de leur dernier album Into The Wild Life, suivi de la ballade Dear Daughter.

Un party de drum

Que serait un spectacle de Halestorm sans un légendaire solo de batterie de Arejay ? Ou plutôt un « drum party » comme il l’appelle. Après I Like It Heavy, on le retrouve seul sur scène pendant plusieurs minutes à se déchaîner et à faire participer la foule. Il est rejoint à un moment par Bobby Rock, le batteur de Lita Ford (en première partie), et des gars de Dorothy (aussi en première partie) qui s’en donnent à coeur joie sur scène. Évidemment, les « Big Sticks » font leur apparition à la fin du segment, question d’en rajouter.

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La bande de Halestorm revient avec les I Am The Fire et Here’s To Us, avant de décider d’un commun accord avec la foule de ne pas se conformer au concept de rappel puis d’enchaîner simplement avec d’autres chansons. Le quatuor conclut la soirée avec Mayhem et I Miss The Misery, avec toute l’énergie qui leur reste avant de quitter la scène.

La recette de Halestorm est pourtant simple, même prévisible par moment, mais leur charisme et leur intensité font en sorte qu’on embarque et que leur spectacle est unique en son genre.

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Lita Ford et Dorothy

Avant l’arrivée de Halestorm, on a été transporté au milieu des années 80 avec la rockeuse Lita Ford. La première réaction qu’on a est de se demander pourquoi on la retrouve en première partie de Halestorm. La réponse : sans doute pour promouvoir son livre de mémoires paru plus tôt cette année.

Sur scène, elle livre surtout les classiques de se répertoire, une performance qui durera quelque 30 minutes. On a ainsi droit aux Can’t Catch Me et Kiss Me Deadly. Elle fait aussi appel à Lzzy Hale pour Cherry Bomb, une reprise des Runaways, et Close My Eyes Forever, une chanson de Ford et Ozzy Osbourne que Hale avait reprise avec Device (David Draiman).

En ouverture de soirée, le groupe Dorothy s’est montré plutôt statique sur scène, ne réussissant trop à créer une ambiance dans la foule déjà nombreuse malgré les succès Wicked Ones et Raise Hell.

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