Heavy Montréal
Critique Publié le

Heavy Montreal 2019 | Le meilleur et le vraiment moins meilleur du métal

Avez-vous déjà vu la finale des magnifiques feux Loto-Québec en background d’un concert de Dying Fetus? Nous oui. Si c’est pas ça la magie du Heavy Montreal, on sait pas c’est quoi.

De retour dans son Parc Jean Drapeau natal cette année, le festival du rock, du métal, du hardcore et des Doc Martens portées en pleine canicule nous a encore une fois livré le meilleur ET le vraiment moins meilleur de la musique heavy. Si vous le voulez bien, séparons les deux et passons en revue ce weekend ensoleillé.

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LE MEILLEUR

1. Les dernières tounes de Dying Fetus sur fond de feux d’artifices

Of course.

 

2. Ghost

À la seconde où la lumière s’ouvre sur la scène de Ghost, on comprend qu’on est là pour un Spectacle, avec un grand « S ». Le grand vitrail Vaticanesque qui décor le stage, les reflets argentés des masques des goules sans nom, puis au centre de tout ça, Cardinal Copia, successeur légitime de la ligné des Papa Emeritus.

* Photo par Thomas Mazerolles

Là, pour ceux qui ne connaissent pas l’historique de Ghost, cette dernière phrase doit avoir ZÉRO sens, fait que permettez-moi un petit résumé: Ghost est un groupe formé sur l’anonymat de ses membres. Chaque musicien est simplement appelé « Nameless Ghoul » et est donc interchangeable. Le frontman de la formation a toujours, quant à lui, été une figure papale nommée Papa Emeritus. À chaque album du groupe, ce pape était remplacé pour une nouvelle incarnation. Il y a donc eu Papa Emeritus 1, 2 et 3. Mais à la sortie de Prequelle, le dernier opus de la formation, il y a eu un changement. Papa Emeritus est mort et sa place a été reprise par un certain Cardinal Copia.

C’est lui qui leadait la formation ce samedi. Et on en est fort reconnaissant parce que le Cardinal est sans aucun doute le personnage le plus divertissant que le groupe ait eu.

* Photo par Thomas Mazerolles

Du haut de son tuxedo rouge velours et de sa grosse face de plasticine, Copia sa dandine sur scène d’une manière très Broadway et commande avec assurance sa foule autant que ses goules. Le clash entre la candeur du personnage et la dramatique de la musique était d’ailleurs ce qui a rendu cette performance si divertissante. Ça et la voix parfaitement juste du chanteur, qui en plus, grâce à son masque, a jamais eu l’air de forcer pour atteindre la note.

Bonus: le Cardinal a quand même des moves.

 

3. Les adieux de Slayer

Bon, au sait bien que beaucoup de bands disent adieu à leur public pour finalement repartir en tournée “d’adieu pour vrai là” genre 10 mois plus tard, mais si on croit ce qu’ils disent, les gars de Slayer performaient en sol québécois pour la dernière fois EVER ce dimanche. C’qui est pas rien. Ils seraient les premiers du Big Four à tirer leur révérence officielle, sauf erreur. Donc est-ce que cette performance de Slayer était différente des nombreuses autres performances de Slayer qu’on a pu voir à Montréal dans les dernières années? Non, pas tant. Mais quand même, faut avouer que y’avait un peu de deuil dans l’air. Et du feu. Beaucoup de feu sur la scène.

* Photo par Jesse Di Meo

4. Evanescence

Mais pas mal juste Bring Me to Life et Going Under, pour être franc. Le reste c’était long longtemps. MAIS on applaudit l’énergie et le dévouement d’Amy, pis un shout out spécial au drummer qui nous en a donné pour pas mal plus que notre argent.

* Photo par Thomas Mazerolles

Stick To Your Guns

On avait déjà eu Knocked Loose et Terror plus tôt en journée dimanche, mais c’est la performace de Stick To Your Guns qui a cimenté le hardcore comme style musical ayant offert réellement le plus d’énergie à la foule du Heavy Montreal cette année. Y’avait un énorme pit, y’avait beaucoup d’amour, y’avait des vocals ultra puissant, et ce, malgré le fait que le chanteur de STYG avalait clairement une trentaine de moustiques la minute.

* Photo par Thomas Mazerolles

Atreyu

Alex Varkatzas avec les cheveux rose fluo, déjà ça c’était assez pour que ce show-là soit divertissant. Mais ce le fut encore plus quand on s’est rendu compte qu’Atreyu était pas là pour niaiser. Ils ont délaissé un peu les nouvelles chansons et ont enchaîné les hits: Ex’s and Ho’s, Right Side of the BedBleeding Mascara, You Give Love a Bad Name, BlowBecoming the BullFalling DownWhen Two Are One. Une tuerie.

* Photo par Jesse Di Meo

Le truck avec des fûts de bières

On dirait ce qu’on voudra, mais une pinte de saison houblonné, ça rend un show meilleur qu’une Coors.

Maintenant vous voulez savoir le « vraiment moins meilleur »?  Page suivante :

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