Four Tet
Critique Publié le

Igloofest 2019 | Four Tet et Jacques Greene : Du fun pour les oreilles, pas de fun pour les orteils

En toute honnêteté, j’ai longuement contemplé l’idée de juste mettre cette capture d’écran en guise de critique.

Température ressentie, -35

Moins. Trente-cinq.

En plein cœur de cette vague de frette limite meurtrière, l’Igloofest méritait vraiment, ce samedi, son slogan de « festival le plus froid au monde ».

Photo par Olsa – Photography

Mais y’a toujours moyen de se réchauffer un peu quand Jacques Greene et Four Tet se succèdent aux platines. En tout cas c’est ce dont semblent s’être convaincus les quelques guerriers hivernaux collés en petit motton devant la scène en début de soirée.

Ouais, y’avait pas beaucoup de monde quand notre Jacques Greene a commencé son set. Mais pour être sincère, déjà qu’il y ait plus que zéro personne, c’était impressionnant. Et c’était cute de voir cette poignée de soldats en soute d’hiver se compacter comme des pingouins en quête de chaleur.

Les regarder danser en se demandant s’ils bougent parce que la musique est bonne ou si c’est plus une affaire de survie.

« L’année passée j’avais exactement ces bottes-là pis j’ai eu tellement froid que le lendemain je me suis réveillée et l’ongle de mon gros orteil était tombé. » de raconter une jeune festivalière qui, visiblement, aurait peut-être dû s’acheter d’autres bottes pour l’édition 2019.

R.I.P ses ongles d’orteils ce matin.

Mais l’heure avance et que voit-on? Des hordes de momies North Face qui titubent vers la scène principale. La foule triple, quadruple, en importance en l’espace d’une heure. Tellement que, dans le fond, y’a un public considérable lorsqu’arrive Four Tet.

On espère que l’artiste, lui-même emmitouflé dans un puffer coat, les écouteurs callés par-dessus sa tuque à pompon, est reconnaissant que les Montréalais soient aussi game.

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