Festival îleSoniq
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ÎleSoniq 2016 | La Génération Électro

Dès notre arrivée au Parc Jean-Drapeau, les décors surréels nous transportent directement vers un univers coloré et exaltant qui semble tout droit issu d’un pays imaginaire. Allant des effets audiovisuels hallucinants, en passant par l’aménagement sonore inouï, sans oublier ses fameux champignons multicolores, l’île Sainte-Hélène s’est métamorphosée en véritable paradis attirant des milliers d’adeptes de la musique électronique.


L’honneur de l’ouverture de la fin de semaine des festivités revient à Flight57 qui,  gagnants du concours remix Wavo, brillaient sur la scène Oasis Fido. Bien que c’est évidemment leur plus grosse prestation jusqu’à présent, les jeunes hommes remplissent haut la main leur mandat d’offrir un spectacle méritant le titre d’artiste de la scène EDM montréalaise. Flight57 joue maintenant dans la cour des grands.

La troisième édition du plus gros festival de musique électronique à Montréal a atteint une fois encore des sommets dans la création d’une ambiance exaltante et enivrante pour tous les festivaliers présents.  Ces derniers sont d’ailleurs au centre de la réussite de cette atmosphère fraternelle et rassembleuse grâce à leur mentalité ouverte d’esprit propre à la génération Y.

C’est grâce à leur penchant assumé pour la fête, leurs accoutrements qui parfois s’acoquinent au costume et à l’inévitable amour voué à tous les genres de musiques électroniques que ces jeunes gens s’approprient sans effort le crédit de la réussite d’un tel événement. C’est à la vue de ces milliers de festivaliers venant de partout pour voir les DJ les plus prisés au monde que nous pouvons décidément comprendre l’ampleur que cet événement musical a à Montréal.

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Sachant que la liste des sous-genres de musique Electronic Dance Music (EDM) s’étire jusqu’à l’infini, les principaux qui figuraient à la programmation étaient le house, drum and bass, future bass, future house, dubstep, indie house et le trance.

Les grosses prises du vendredi

La journée du vendredi se résume au succès de l’admirable Oliver Heldens. C’est avec une facilité désarmante qu’il s’empare de la scène Bud Light et fait carrément briller le soleil de mille feux sur l’île avec son don incontestable à marier les sons. Marshmello, NGHTMRE, The Chainsmokers et Zomboy étaient au menu afin d’alimenter les festivaliers qui se nourrissaient soit dit en passant d’amour et d’eau fraîche (ou aux food trucks). Le maître de l’électro house Zedd a à son tour ravivé la soirée avec son set électrisant qui a permis aux festivaliers de s’en mettre plein les oreilles.

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Le code vestimentaire typique du raver est un sujet intarissable sur lequel chacun semble curieusement avoir une opinion (l’intérêt de tous est étonnamment davantage portée vers la gente féminine). En effet, les vêtements légers et provocateurs que ces dames portent en font jaser plus d’un. Qu’on se le tienne pour dit : chacun peut porter en toute légitimité ce qu’il veut, tant et aussi longtemps qu’il soit à l’aise de danser dans la chaleur caniculaire. Rappelons-nous que ces festivaliers pratiquent le vivre et laisser vivre. Les hommes, quant à eux, ont plutôt opté pour le t-shirt ou camisole et shorts.

Qui dit vêtements légers dit aussi température extrêmement chaude, ce qui n’a empêché personne de se prêter aux festivités. Les installations de jeux d’eaux ont participé à conserver un semblant de sanité d’esprit lors de ces deux jours franchement moites. Au grand plaisir de tous, pas de pluie pour l’édition de l’été 2016.

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Samedi intense !

Le samedi a été couronné du joyaux de la couronne du dubstep Black Tiger Sex Machine qui a dû être à la hauteur pour remplacer GTA qui n’ont malheureusement pas pu être de la fête pour cause de mauvaise météo. BTSM a de plus profité de l’occasion pour nous faire l’exclusivité de leurs nouveaux masques qui font leur reconnue pour la première fois à Montréal.

Snails et DVBBS nous ont également ouvert les portes de leur royaume le temps de nous émerveiller avec leurs opulents sets qui ont fait lever les foules. Par ailleurs, tous les paysans s’entendent pour sacrer Skrillex en tant que majesté tout-puissant de la scène électronique de l’ÎleSoniq cette année. Bienvenue pour les références royales.

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Les installations comptaient un stand de recharges cellulaires, un sous-bois de hamacs illuminé tout simplement féérique et l’aire de repos Spotify avec de confortables bean bags qui complétaient parfaitement le tableau.

La colline de l’île Sainte-Hélène n’a jamais été aussi belle que les 5 et 6 août derniers, couverte par des centaines de gens unis par l’amour de la musique électro. Ce sentiment singulier d’appartenir à un groupe à la fois underground et populaire que procure ÎleSoniq est à la fois valorisant et grisant.  Les groupes d’amis qui dansaient, s’étreignaient et chantaient à tue-tête donnaient l’impression d’être une énorme famille tous réunis dans la culture du dubstep.

À l’année prochaine, Île des rêves et des possibilités infinies.

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