Odesza
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îleSoniq – Jour 2 | Odesza, Steve Angello, Azealia Banks et plus

Deuxième journée fort populaire pour le petit frère électro des festivals d’evenko, îleSoniq. Une foule importante s’est déplacée au Parc Jean-Drapeau pour ce jour 2 de cette deuxième édition qui attendait en tête d’affiche Above & Beyond, Odesza et Steve Angello.

Pour quiconque vivant son baptême d’un festival d’EDM ou sa première fois à îleSoniq, le choc culturel est assez présent. Sans avoir mis le pied dans l’enceinte du festival, après une attente interminable, on croise déjà des bornes de dépôts volontaires de drogues et des gardes de sécurité qui ne lésinent pas sur les fouilles à corps. Un accueil des plus chaleureux…

La désagréable expérience de l’arrivée sur le site passée, on peut finalement se concentrer sur la programmation et l’ambiance générale du site. Leurs têtes de chat noir bien vissées sur la tête, les trois membres de Black Tiger Sex Machine s’affairent à dégourdir la foule bien garnie pour l’heure avec leur électro style dubstep sur la scène principale. Le ton est donné.

Plusieurs changements au programme

Un peu plus tard, on se rend à la scène NEON enfouie au fond de la forêt, à l’abri des chauds rayons du soleil pour voir Haywyre. Mais surprise, Mija, l’artiste précédente, cède plutôt sa place à DJ Tizi. On finit par apprendre sur Twitter qu’Haywyre est coincé à Washington pour cause de vols reportés. Dommage!

La canadienne Kiesza monte ensuite sur la scène principale accompagnée de ses deux danseuses de calibre assez moyen. La chanteuse-danseuse s’affaire à bien exécuter ses chorégraphies et sa voix se porte à merveille, mais son matériel ne semble pas susciter un fort intérêt auprès de la foule, qui ne peut pas se laisser aller autant que sur les gros beat des DJ au programme. Peut-être aurait-elle fait plus d’heureux sur une scène secondaire…

On se dirige ensuite vers la scène La Vie Bud Light pour découvrir le hip-hop d’Earl Sweatshirt, qui a repoussé son spectacle en salle plus tôt cette année et qui doit aussi se produire au Club Soda le soir même. Encore là, surprise! Ce n’est pas Sweatshirt qui monte sur scène mais plutôt Vic Mensa, dont la perfo a été repoussée pour combler l’absence du jeune californien, lui aussi aux prises avec des problèmes aériens. Décidément. On apprendra aussi plus tard qu’après une l’inversion des set de Tommy Trash et Tritonal pour permettre à ces derniers d’arriver à temps, leur perfo sera finalement annulée.

Des prestations qui lèvent

Blasterjaxx a su créer tout un party sur le parterre en reprenant et remixant des chansons biens connues, allant de Californication des Red Hot Chili Peppers à Yeah de Usher en passant par What I’ve Done de Linkin Park. Sous une pluie de confettis, la foule ne s’est pas fait prier pour sauter avec énergie.

Azealia Banks, photo par Benoit Turcotte

Azealia Banks, photo par Benoit Turcotte

Juste après, on retrouvait la rappeuse à la longue chevelure de sirène, Azealia Banks, qui semblait de très bonne humeur, tout sourire, et contente de retrouver Montréal, où elle a résidé quelques années et, entre autres, tourné le clip de son hit 212. Mention spéciale aux deux excellents danseurs qui l’accompagnaient et qui détonnait de ceux vus plus tôt avec Kiesza. On venait de grimper de quelques niveaux. Bien en forme, Banks a su combler ses quelques fans présents, mais peut-être pas à rallier les amateurs d’EDM.

Après un petit détour par la scène NEON pour attraper un bout de la performance du DJ montréalais Snails, qui a sur créer une ambiance survoltée avec son intense dubstep. Certains festivaliers en était pratiquement hystérique, lançant des chaises ou autres éléments du mobilier sur place. On peut dire que le party était pris.

Belle conclusion pour une 2e édition

Mais la performance la plus marquante de la journée revient certainement à Steve Angello qui a offert une prestation spectaculaire visuellement et fort intéressante musicalement, alors que l’intensité et le rythme de ses morceaux étaient bien dosés.

Après une entrée fort théâtrale, voir presque dramatique, les colonnes de fumée et de feu n’ont pas tardé à exploser, déchainant du même coup l’énorme foule excitée. Son remix de la chanson Firestone de Kygo a suffi à soulever la foule en délire. La tâche allait être ardue pour Above & Beyond qui suivait, pour maintenir le momentum.

Sors-tu.ca a pour sa part choisi de terminer la soirée avec le duo de Seattle Odesza, du côté de la scène NEON. Une option plus légère, mais tout aussi puissante. La mise en scène du duo est particulièrement intéressante, alors qu’ils se tournent le dos à l’occasion pour mieux s’affairer sur leurs percussions, une véritable valeur ajoutée à leur performance. Le duo se démarque des autres artistes de par leur son, mais aussi par leur présence scénique. Une option parfaite pour conclure cette deuxième édition qui sera sans contredit, couronnée de succès.

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