J. Cole
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J. Cole au Centre Bell | Un rappeur avec un message

KOD le plus récent album du rappeur a trois significations: “Kids On Drugs”, “King Overdosed” et “Kill Our Demons”. La mort du rappeur Mac Miller il y a quelques semaines nous rappelle à quel point les drogues fortes sont utilisées comme une voie échappatoire parmi plusieurs rappeurs, triste réalité, mais J. Cole nous conseille de se battre avec nos démons internes ici et maintenant.


 

Accompagné d’un live band sur scène incluant batteur, bassiste, guitariste, choristes, DJ et même violoniste, le rappeur, né en Allemagne, élevé en Caroline du Nord, se tient seul en avant-scène, vêtu d’un simple t-shirt blanc et d’un short noir ses tresses attachées sur l’arrière de sa tête. Deux énormes KOD de chaque côté de la scène accompagnés de 6 écrans rectangulaires, il nous livrera ses rythmes derrière son micro souvent perché sur son stand, ce qui limitera ses mouvements sur scène, mais ajoutera à son aspect envoûtant.

La plupart des rappeurs de son niveau nous livreront chanson après chanson, même en coupant les fins de celle-ci, et ne s’adressant à la foule que très peu. J. Cole, lui, est venu pour parler à ses fans, nous inspirer; il réussit à créer une atmosphère intime malgré la grandeur de l’aréna.

Rien n’arrive d’un jour à l’autre, dit-il. Le succès n’arrive pas d’un jour à l’autre, soit vous n’avez pas vu tout le travail que la personne a mis pour se rendre là où elle est rendue, soit ce sera un succès qui ne durera pas.

There ain’t no overnight success...

Si vous avez un rêve que vous trouvez n’arrive pas assez rapidement, croyez-moi vous ne voulez pas que ça arrive tout de suite, c’est le voyage qui compte et non la destination.

Et puis: « On a tous quelque chose en commun ici ce soir, on a tous expérimenté de la douleur dans nos vies, mais personne nous a montré comment dealer avec cette douleur! I ain’t trying to wait ’til I die to deal with my shit, I’m trying to deal with my shit as soon as possible! » C’est alors qu’il entame sa chanson préférée, Love Yourz de son album paru en 2014, Forest Hills Drive.

On aura droit à un bon équilibre parmi tous ses albums, passant de The Cut Off à Neighbors, à l’excellente Wet Dreamz. Motiv8 se terminera même par un remix d’Erykah Badu Turn Me Away (Get Munny). Il raconte à la foule qu’au moment où les Twitter A&Rs lui reprochaient de ne pas avoir de hit, il arriva avec Nobody’s Perfect, chanson qu’il entame par la suite.

Deux heures de spectacle, il termine par l’énergique KOD. Son rappel inclura la dernière chanson de son dernier album 1985 – Intro to “The Fall Off” où il va rapper a capella pour finir par la classique No Role Modelz.

Énergique, impressionnant, polyvalent, intime, J. Cole est définitivement parmi les grands de notre temps.

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