James Blake
Critique Publié le

James Blake à l’Olympia de Montréal | Tout le monde aime James Blake

Tout le monde connaît James Blake.

Beaucoup le connaissaient et l’adoraient déjà il y a des années, mais depuis ses dernières collaborations avec les têtes d’affiches du rap, nommément Travis Scott, TOUT LE MONDE connaît James Blake.

Et d’habitude, les premiers spectacles où les nouveaux fans et les fans du début se rencontrent sont un peu tendus. D’habitude on entend s’entrechoquer les « moi je l’écoute depuis 2010 » et les « c’est nice que Travis donne une chance à ce débutant-là. »

D’habitude. Mais là non. Peut-être parce que l’œuvre de Blake est tellement constamment bonne que tu peux arriver à n’importe quel moment et en profiter autant que tout le monde.

En toué cas, quand l’artiste a annoncé en début de spectacle qu’il allait « essayer de jouer autant de nouvelles chansons que possible », ça a eu l’air de plaire à 100% de la foule.

Ce qui fut dit fut fait. Blake a lancé la soirée avec Assume Form, pièce titre du nouvel album, avant d’enchaîner Mile High, I’ll Come Too, Barefoot in the Park, Where’s the Catch et une bonne poignée d’autres nouveaux titres tout aussi bien rendus les uns que les autres.

Faut lever notre chapeau à ses musiciens, un percussionniste et un multi-instrumentaliste, qui réussissent à faire honneur aux complexes étages de son que Blake compose. Même quand le trio se lance dans le côté le plus techno du répertoire de l’artiste, ça marche.

Mais à travers le techno et le rap, le grand Anglais a quand même savamment parsemé son set de classiques, genre Life Round Here, Retrograde et Limit to Your Love.

Limit to Your Love qui, en passant, est un peu en train de devenir un standard de la pop canadienne. Une pièce composée par Chilly Gonzales, performée par Feist, reprise par Blake, mais aussi Badbadnotgood.

D’ailleurs le long kimono de Blake serait-il un hommage à l’éternelle robe de chambre de Gonzales?

On l’saura jamais.

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