James Blake
Critique Publié le

James Blake au Métropolis | L’automne peut officiellement commencer

Personne n’est jamais prêt pour la fin de l’été. Mais d’entendre James Blake, hier, jouer sa musique enivrante, calme, sa musique de feuilles qui tombent su’asphalte et de déjeuner les pieds gelés avec un café plein de guimauves tsé sa musique qui te fait fermer les yeux, mais lever le poil en-d’sous de ton ouaté, on dirait que ça aide à être serein avec l’arrivée des temps frisquets.


La soirée n’a pas été que paisible et quiète, par contre. Blake a quand même réussi à créer un crescendo avec son setlist.

Pas pire pareil. Presque chacune de ses compositions est bâtie en crescendo, et il les place toutes dans un ordre bien précis pour créer un genre de métacrescendo qui fait qu’au fil du show, t’es juste de plus en plus sur le bout de ton siège.

En plus, malgré son la sortie récente de The Colour in Anything, il est allé piger dans ses anciens albums pour ponctuer la soirée de moments phares.

Entre autres : Life Round Here et Limit to Your Love.

Mais le point culminant de la nuit reste pas mal Voyeur. Qu’il a performé perdu dans les effets stroboscopiques.

Avec des flashs vert pis toute.

Il est aussi allé chercher Moses Rumney et sa voix d’un autre monde (Moses assurait la première partie by the way) le temps de Modern Soul.

Bref, le rythme du spectacle était à point. Et c’était quelque chose qui n’était pas gagné d’avance.

Parce que- là, commentaire purement personnel et subjectif – les albums précédents de Blake ont souvent, aux yeux de votre humble rédacteur, manqué de cohésion. Les idées semblaient se battre les unes contre les autres et au final, il en ressortait quelques pièces chef-d’œuvre, mais aussi plusieurs pièces oubliables. Et là, avec The Colour in Anything, on dirait qu’il a trouvé son juste milieu, et ça transparaît dans sa façon de construire son pestac’.

Voilà.

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