Jungle
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Jungle au MTELUS | Sans failles ni longueurs

Le collectif londonien Jungle était de passage à Montréal dimanche soir pour une performance des plus théâtrales et haute en énergie devant un MTELUS vendu à guichet fermé.

Il était difficile de ne pas être impressionné par la mise en scène créée à l’occasion du passage du groupe. L’arrière de la scène était tapissée d’un mur de lumières et un «Jungle» gigantesque pendant du plafond, donnant quasi l’impression d’observer un cadre.

Les sept musiciens, dont les deux fondateurs de Jungle, Tom McFarland et John Lloyd-Watson, et têtes d’affiche occupaient le centre de l’espace, derrière leurs synthétiseurs. À leurs côtés, choristes, percussionnistes et guitariste, remplissant l’espace scénique on ne peut plus parfaitement et mettant tout de même en valeur chacun des membres du groupe.

Le plus récent album du groupe, For Ever, paru en 2018 a été mis en valeur, particulièrement au début du concert avec les morceaux bien connus Smile et Heavy, California. Les vidéoclips de Jungle sont connus pour être dansants, tout autant que leur musique, et c’est exactement cette ambiance que retransmettait la formation, ne laissant pas un seul corps indifférent au rythme de la musique.

Ils ont ensuite brillamment alterné entre leurs succès plus récents et les premiers classiques parus en 2014 sur leur album homonyme. Des morceaux comme Julia, The Heat et Lucky I Got What I Want ont été interprétés pour les fans de plus longue date et les nouveaux arrivants désireux de revisiter leurs classiques.

L’élément qui a certainement rendu le concert si dynamique et vivant était la quasi-absence de pauses entre les morceaux. Au lieu de dire «Merci» 150 000 fois comme le font beaucoup d’artistes (ce qui est tout à fait respectable également), Jungle enchaînait morceau après morceau, ne faisant qu’augmenter l’énergie et la fougue du public de minute en minute.

Évidemment, ils s’arrêtaient à certains moments, histoire de faire des remerciements ou présenter un de leur musicien, mais même au moment de quitter, juste avant le rappel, rien d’excessif n’a été fait. Certains interprètent ce manque de communication comme de l’arrogance ou une incapacité à nouer un lien avec son public, mais c’est une façon intéressante de nourrir l’intérêt des deux côtés : celui du public pour les artistes et vice-versa.

Après avoir interprété Casio, leur plus récent single, House in L.A. et Drop, les musiciens ont fait leurs (faux) adieux au public, laissant celui-ci dans une agitation tonitruante, scandant à Jungle de revenir le plus vite possible sur scène. Histoire de faire un rappel digne de ce nom, ils ont fermé le bal avec Busy Earnin’ et Time, deux de leurs plus iconiques morceaux.

 

Grille de chansons

  1. Smile
  2. Heavy, California
  3. The Heat
  4. Julia
  5. Happy Man
  6. Beat 54 (All Good Now)
  7. Cherry
  8. Pray
  9. Lucky I Got What I Want
  10. Platoon
  11. Crumbler
  12. Lemonade Lake
  13. Casio
  14. House in L.A.
  15. Drops

Rappel

1. Busy Earnin’
2. Time

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