Soirées Carte Blanche (anciennement Gala Juste pour Rire)
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Juste pour rire 2015 | Gala Juste pour rire animé par Laurent Paquin – La luxure

La série des 7 galas Juste pour rire sous le thème des péchés capitaux se poursuivait avec celui de La luxure, animé par Laurent Paquin, lundi soir. Avec des humoristes qui ont su exploiter le thème sous plusieurs angles, le public a eu droit à une soirée variée en vulgarité. 

La soirée s’amorçait avec un numéro burlesque qui a malheureusement mal débuté avec un problème de microphone. Privée de son pendant un long moment, la chanteuse Véronique Claveau a tout de même bien géré la situation.

À l’animation, Laurent Paquin a fait un excellent travail avec ses propres définitions et monologues sur la luxure. Il a vécu son moment de malaise lors d’un numéro avec Salomé Corbo mettant en scène un couple qui tentait d’expérimenter le sadomasochisme. Voir l’humoriste en habit de cuir s’est avéré être le meilleur punch du sketch. Cocasse, mais sans plus.

Celui qui en est à son deuxième gala de sept, Guillaume Wagner, était dans son élément côté vulgarité. Question de bien « choquer les matantes de Blainville », il a raconté à quel point les humoristes passent trop de temps à regarder de la pornographie. Son imitation du « gars qui se masturbe pendant que sa blonde est dans l’autre pièce » aux airs « d’écureuil sur le crack » lui a d’ailleurs valu un tonnerre d’applaudissements.

Le duo de Dominic et Martin est ensuite monté sur scène pour débattre sur l’hypothèse de former un couple, idée qui a provoqué une série de bonnes répliques imagées habilement livrées par les deux humoristes.

C’est P-A Méthot qui a enchaîné en abordant le thème de la soirée avec une timidité comique. Premier à recevoir une ovation debout du public, il a créé un des moments forts de la soirée avec des gags sur les absurdités pornographiques sur internet et des pratiques sexuelles inusitées.

 

Sujet délicat

Maxim Martin, dans son créneau lui aussi, a donné son opinion sur le scandale Joël Legendre avec un numéro qui a aussi récolté une ovation du public. Sans tomber dans les clichés faciles, il a plutôt banalisé le geste avec des comparaisons aussi drôles qu’intelligentes en parlant entre autres de masturbation, d’homosexualité et de culture du viol.

Seule fille sur le gala, Mélanie Ghanimé a apporté une belle variété à cette soirée masculine avec un numéro sur des expériences de « mauvaises baises ». Malgré un public qui a semblé un peu moins réceptif, l’humoriste a servi ses gags avec une présence digne de mention.

Issu de la dernière vague d’humoristes de la relève popularisés par l’émission télévisée En route vers mon premier gala, Alexandre Douville, acclamé par le public, s’est avéré être une révélation à surveiller. Celui qui a l’apparence – disons-le comme il le dit – « d’un agresseur », a parlé de cette relation amour/peur qu’il entretient avec les femmes dans un numéro tordant.

Pour conclure cette soirée, François Bellefeuille a fait pleurer de rire la Salle Wilfrid-Pelletier en décrivant à sa façon (hilarante) des images du Kama Sutra projeté sur un écran. Simple, mais drôlement efficace pour terminer un gala vulgaire à souhait.

 

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