Khalid
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Khalid au Métropolis | Le crooner de bonne humeur

Après avoir fait paraître une des plus grandes surprises de l’année, Khalid était de passage en ville pour nous faire oublier la météo étrange et nous présenter son premier album, American Teen. Bien que le spectacle devait initialement avoir lieu au Théâtre Corona, c’est devant un Métropolis plein à craquer que le jeune Américain de 19 ans venait fredonner ses mélodies tendres et nous donner une leçon de danse.

Le tout commence par une introduction un peu trop longue, où deux écrans montrent des drapeaux américains et où le public vire fou. Entre en scène Khalid, avec toute sa bonne humeur et son énergie qui est équivalente à celle de la foule. Tout le monde entame la chanson titre de l’album, American Teen. Deux cheerleaders viendront se joindre à la fête à temps pour le dernier couplet. Sans perdre de temps, on enchaîne avec Let’s Go et Another Sad Love Song, où Khalid ira de petites chorégraphies pleines d’entrain accompagné de ses meneuses de claques.

Sans parler à la foule plus qu’il faut, l’Américain continue à conquérir son public déjà conquis –  8TEEN, Saved, puis une version acoustique et jazzée de Hopeless. Vraiment, quand on entend sa voix, celle-ci sonne exactement comme sur l’album. Chose qui est tout aussi éblouissante en tenant compte du fait qu’il n’arrête pas de bouger; il danse like nobody’s watching, il parcourt continuellement la scène, il ne tient pas en place. Il y a même un tabouret qui orne le milieu, mais il ne reste jamais plus de trente secondes dessus. Il faut le dire d’ailleurs, les danseuses qui accompagnent sont super bonnes, mais Khalid n’en a même pas besoin pour occuper tout l’espace et demeurer divertissant et captivant.

Puis, notre paladin part sur une lancée de chansons plus lentes, avec entre autre Shot Down, qu’il dédie à son ex, pendant que des images de tornades sont projetées sur les écrans (ouch). Cold Blooded, Coaster puis Angels, qu’il avoue être sa pièce préférée de l’album. Et Seigneur qu’il était intense pendant celle-là, en se lançant par terre, en frappant l’air au même rythme que la batterie. Lui qui semblait être un homme si insouciant et heureux se déchaîne devant nos yeux.

Enfin, il introduit Location, son premier single. Il la part en version plus soul, mais que cela ne tienne, la foule enterre sa voix. Essaye pas de faire ton crooner avec nous, Khalid. On connaît la chanson. Et on va s’époumoner tout le long. Même lorsqu’un solo de guitare commence et que tu vibes avec le guitariste. Même si on est accablé par les lumières qui flashent et les drums qui virent fous.

Soudain, une voix vient de l’au-delà. On devine que c’est Khalid, qui s’était retiré de scène pendant ce moment de chaos. Il nous instruit qu’il ne reste plus que deux chansons. On entend les premières notes de Rollin, la pièce qu’il a fait en collaboration avec Calvin Harris et Future. Khalid nous donne une version trop courte et un peu répétitive de celle-ci (mais où est Future lorsqu’on a besoin de lui?).

Enfin, le moment tant redouté. C’est la dernière chanson. Khalid nous garde le meilleur pour la fin, avec Young Dumb & Broke. On le voit danser comme le jeune homme souriant et bon vivant qu’il est, et on clore le tout avec une pluie de confettis. Une véritable célébration. Ah, les joies d’être young, dumb and broke.

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