Minifest
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La bonnefemme sort #6 | Je veux me marier avec le Minifest!

C’est bien connu : je suis une vraie Pense-Bonne. Il allait donc de soi que je propose à notre rédacteur en chef de couvrir le lancement de la programmation du festival Minifest au Medley Simple Malt mercredi dernier. Comme ça, je pourrais dire aux gens de Sors-tu : « Écoute, j’connais tout l’monde dans le milieu de l’humour, fait que prépare-toi à capoter sur mes articles. » ET dire aux humoristes de la relève : « Écoute, je suis journaliste, je vais couvrir ton show. J’vais les remplir, tes salles; j’t’en passe un papier! ».

J’entends déjà les mauvaises langues.

« Tu couvres TELLEMENT le Minifest pour booster la visibilité des deux shows que tu y produis. »

Balivernes. Dire des choses comme ça, c’est gratuit. Pis c’est pas fin.

Je couvre le Minifest parce que c’est un festival important. Je ne le fais pas pour promouvoir Anthropomorphisme et Donne-moi ton numéro. Achetez des billets, achetez-en pas, ça ne change absolument rien dans ma vie. [N.D.L.R.: Ça change TOUT dans sa vie.]

Le Minifest, c’est un bijou de festival d’humour créé par un bijou d’homme. Un nom, deux mots:  François Tousignant AKA Le Père/Le Prez/La Fée du Minifest (Je viens de d’établir ça, toute seule dans mon salon).

Ce gars-là est un ange. S’l quittait le milieu de l’humour, je braillerais, pis quand j’en serais revenue, je lui demanderais d’être le coach de vie de mon fils. Le monde a besoin de plus de François-Tousignants.

Avant de jaser Minifest avec lui, je m’entretiens avec PLUSIEURS humoristes, dont Richardson Zéphir et Fred Dubé. #POTINSDARTISTES #OMGMAVIE

 

ENTRETIEN AVEC RICHARDSON ZÉPHIR

RZ: Eille salut!

MOI: Allô! Ta casquette est vraiment nice!

RZ: Merci!

 

ENTRETIEN AVEC FRED DUBÉ

MOI: Woups, j’te cache-tu?

FD: Non, pas du tout.

 

RÉSUMÉ DE MON ENTRETIEN AVEC FRANÇOIS TOUSIGNANT

Le festival Minifest, édition 2018 en 3 points:

  1. L’expansion.

    Le festival a pris de l’ampleur depuis sa création en 2016; particulièrement entre la deuxième et troisième édition. Je pourrais vous donner un paquet de chiffres mais ça me mêlerait ben trop. Des plans pour que je saigne du nez sur mon beau laptop de femme. Vite vite, là, en terme de billets, le Minifest en a 2,2 fois plus à vendre qu’en 2017. « Le festival a legit doublé en un an », dit-il en prenant une gorgée de son drink rose que j’sais pas c’est quoi, mais c’est servi dans une pinte, pis j’en veux un. À ce point, je perds le fil quelques minutes à cause du drink pis parce que j’ai 2 legit 2 quit de MC Hammer dans’ tête.

  2. Un modèle de production différent.

    Et nécessaire, attendu; un modèle de production qui a le potentiel de changer  la game.
    Le Minifest n’est pas un festival qui engage ses artisans. C’est une plateforme qui leur permet de s’auto-produire sans avoir à débourser de leur poche. Pour chaque spectacle, la salle garde 20%, le festival garde 15%, et 65% de la vente des billets est remise aux comiques. Ce modèle de production qui avantage les artistes est possible uniquement si ces derniers fournissent les efforts nécessaires à la réussite de leur(s) spectacle(s). Le Minifest se porte garant des pertes. En gros, on crée une belle plateforme pour les humoristes et on les rémunère justement et avec transparence. En échange, on leur demande de nous aider à mener leur(s) projet(s) à terme. L’industrie de l’humour est magique. Et dure. Très dure. Beaucoup d’appelés, peu d’élus. On travaille fort, sans garantie et souvent, pour moins qu’on devrait recevoir. On connaît la solution au problème, mais pour changer les choses, il faut mettre du temps. Gratisse. Il faut se compromettre. Même si c’est plus facile de dire que « Toute a pas d’maudit bon sens. ».Depuis 2016, François et son équipe sont assez intenses pour prendre le risque d’essayer. Sans fond de revendication; juste parce qu’ils sentent que c’est ce qu’ils ont à faire.

    « Le but, c’est pas de combattre ce qui fonctionne. C’est de construire quelque chose qui fonctionne mieux », ajoute le jeune Tousignant.

  3.  La solidification du lien entre les artistes et le public.

    Des petites salles (une des salles est un autobus. UN AUTOBUS!), des artistes disponibles qui invitent personnellement le public à leur show. Ils ne se faufilent pas par la porte arrière après une représentation. Quand le spectacle est fini, ils se garochent dans la salle. Ça prend du guts. Si ton show a été un succès, tu demanderas pas mieux que de te vautrer dans les « BRAVO! ». Mais si tu te plantes… une salle de 100 places remplie de gens qui t’ont vu foirer, c’est long à traverser. J’parle peut-être à travers mes grandes fesses plates, mais j’pense que le risque de se sentir poche après une mauvaise performance est le seul que prennent les artistes du Minifest. Pis c’est merveilleux.

Donc; un beau 5 à 7 pour un beau festival mis sur pied par du beau monde qui ont de belles valeurs. Une programmation intrigante et éclectique pis y’est où mon gros drink rose?

 

Programmation complète du Minifest par ici.

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