Raphaël Butler
Nouvelle Publié le

Le Carnet de route de Raphaël Butler : Alexandria

L’artiste acadien Raphaël Butler poursuit sa tournée des contrées francophones ontariennes, qui débutait il y a quelques semaines avec des concerts à Chapleau, Hearst et Timmins à la fin mars. Avec son album homonyme en poche, Raphaël Butler visite maintenant la ville de l’Est ontarien, Alexandria. Dans le cadre de notre dossier conjoint « Franco-Ontario » avec le site Baronmag.com, nous cédons la parole à l’artiste, qui nous raconte ses péripéties de tournée en provenance d’Alexandria.

Après une stretch de 10 spectacles en 13 jours au Nouveau-Brunswick/Ontario et quelques précieuses journées de repos à la maison (nous avons laissé la très belle Dodge « soccer mom »  caravan et le gear à l’aéroport de Montréal pour la semaine.), il était temps de repartir sur la route. Destination: Alexandria, ON.

Ne me demandez pas pourquoi, mais je trouve qu’il y a quelque chose de satisfaisant à commencer la journée avec un petit sac de bretzel et un jus de pomme cheapette à 2000 pieds d’altitudes.  Peut-être que c’est parce que plusieurs de mes aventures/voyages on commencé comme ça, mais c’est comme si ma tête sait qu’il y a quelque  chose de l’fun qui s’en vient.

Notre salle de spectacle se trouvait dans la même bâtisse que la bibliothèque municipale et l’aréna. Eux autres, ils l’on l’affaire : sport, culture et connaissances sous un même toit. Un vrai beau combo.

Plus précisément, elle se trouvait au-dessus de la patinoire. Le soundman m’a prévenu que c’était tout à fait normal d’entendre le buzzer sonner durant un spectacle. « Fais pas le saut si ça arrive », qu’il m’a dit. Malheureusement, aucune game d’hockey ce soir-là.  Secrètement, en loadant la gear dans le petit ascenseur vert, j’avais le goût que ça arrive.

Après une petite recherche rapidos sur nos cellulaires, on trouve un resto qui nous intéresse. Je me dis que 20 ans passés, ça devait être pas mal plus compliqué en tournée. Je vois mal les autres boys, chacun une map à la main, en train d’essayer de me guider pour trouver notre chemin sur les petites routes de campagne de l’Ontario. Merci GPS de nous éviter bien des chicanes de band.

Pour une deuxième fois en cette journée, un autre combo intéressant : resto et bronzage. On n’avait pas le temps d’un full body makeover, donc on a seulement opté pour le lunch. Le poulet était grillé à merveille… t’a pognes-tu?… Grillé (pause) à merveille.

Un autre musicien m’a déjà donné conseil qu’en tournée, de temps en temps ça vaut la peine de payer un peu plus pour ton repas pour ne pas toujours manger de la junk. You are what you eat right?

Show time

Assis autour de tables rondes, les spectateurs étaient très à l’écoute.  Ça riait beaucoup aux anecdotes et histoires que je leur racontais entre les chansons. Notre show full band a beaucoup d’énergie et de drive.  Plus la foule nous en donne, plus ça remplit nos batteries.

Il y a quelque chose de gratifiant de jouer dans des petites salles où on ressent l’énergie de la foule sur scène.  Beaucoup de gens sont restées après le spectacle pour nous jaser. « Ma fille a étudié à l’Université de Moncton », « je suis resté dix ans à Grand-Sault », « il y a un couple du Nouveau-Brunswick qui reste ici »… Ils prenaient un grand plaisir à nous partager leurs connexions avec l’Acadie. Il y a quelque chose de familier entre les Franco-Ontariens et les Acadiens. Comme qu’on dirait par chez nous : du bon monde.

C’était notre dernier spectacle de la tournée du printemps.  6597 km de beau temps en trois semaines. Pas de tempêtes de neige, pas de pluie et pas de verglas. Une vanne qui a besoin d’un méga shampoing/aspirateur pour se refaire une beauté et quatre boys — deux de Dieppe, un de Memramcook et l’autre de Campbellton — qui forment un combo de feu.

 

Merci Alexandria, merci l’Ontario. À très bientôt j’espère.

 

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