Raphaël Butler
Entrevue Publié le

Le Carnet de route de Raphaël Butler : Chapleau

L’artiste acadien Raphaël Butler poursuit sa tournée des contrées francophones ontariennes, qui débutait il y a quelques mois avec des concerts à Hearst, Timmins et Alexandria. Avec son album homonyme en poche, Raphaël Butler revient maintenant sur le premier show de ce périple, dans le village du Nord de l’Ontario, Chapleau. Dans le cadre de notre dossier conjoint « Franco-Ontario » avec le site Baronmag.com, nous cédons la parole à l’artiste, qui nous raconte ses péripéties de tournée en provenance de Chapleau.

Au nom du Père du Christ et du Saint esprit, Chapleau

Pour le premier spectacle de notre tournée en Ontario, nous avons eu la chance de se rendre dans la petite ville de Chapleau ON. Elle se trouve environ quatre heures au nord de Sault-Sainte-Marie. Population francophone, 400. C’est notre premier spectacle de la tournée, on est fébrile et les 21 heures de route nous nous rendent un peu comme des enfants qui attendent les vacances d’été. On a hâte en Christophe Colon.

Le show se passe dans l’école secondaire Catholique de la place. Je pense que c’est la première fois que j’entre dans une école Catholique. J’ai seulement vu ça dans les films. Faut-tu faire un signe de croit en entrant? Au Nouveau-Brunswick ce n’est pas quelque chose de commun mais nous avons remarqué qu’en Ontario c’est souvent le cas. Je n’ai absolument rien contre ça, mais je ne peux faire autrement que de penser « J’ai tu des histoires cochonnes dans mon set? Je devrais tu bien censurer ma chanson Ostie qu’on est ben? Il y a tu une étiquète spécial à suivre? » Je le sais pas! Cocus d’équipe, on garde le show tel quel. J’offre quand même un show assez clean, donc ça ne me stresse pas trop les quelques jurons qui se faufileront ici là.

Ce soir, c’est aussi notre premier show en plateau double avec Sophie Peltier. Après avoir démêlé l’histoire de qui joue en premier, comment on place la scène et un beau petit soundcheck rapidos, la femme en charge nous apporte à nos loges. Elle est un peu gênée de nous apprendre qu’il on seulement une « vrai » loge. Vue que Sophie est arrivée en premier, elle a eu la « vrai » loge. « J’espère que ça ne vous dérange pas trop, mais on vous a fait une loge dans la chapelle de l’école », qu’elle me dit. Alléluia, notre tournée va être bénie! (On n’a pas eu une seule journée de neige durant notre tournée au mois de mars. Bénie it is!). C’est avec les photos du curé et des chapelets sur les murs qu’on s’est réchauffés avant d’embarquer sur scène.

Les gens de la petite communauté de Chapleau étaient tous très attentif tout au long du spectacle. Ça riait aux bonnes places et les applaudissements étaient sincères. Ça commence bien une tournée.

La seule chose, je ne sais toujours pas si la bouteille de vin qu’on a bue dans notre loge après le show nous était destiné. On va dire comme le gars dirait; ça goutait le vin de messe.

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