Festif de Baie-St-Paul
Critique Publié le
  • Cindy Savard Rédaction Collaboration spéciale (Le Pressoir)

Le Festif! de Baie St-Paul 2017 | L’univers de tous les possibles 24 h / 24

Surnommée aujourd’hui « le paradis des artistes », la petite municipalité de Baie St-Paul embrasse présentement un 8e choc culturel. L’édition 2017 du Festif! se dresse parmi les plus éclatantes avec un taux d’achalandage de plus de 35 000 personnes et des ventes records de billets. Plusieurs concerts affichaient complet dont ceux de Louis-Jean Cormier, Xavier Rudd, Daniel Bélanger, Bernard Adamus et Lisa LeBlanc.

Charlevoix c’est beau, mais sous le soleil, sur un quai, un balcon, un garage, une shed à bois, un dépanneur, un lieu [désacralisé] comme un chapelle ou un sous-sol d’église, c’est cette expérience déjantée que viennent rechercher les festivaliers. C’est un séjour qui en vaut chaque fois le détour ; c’est quatre jours qui ne se terminent jamais, l’horaire des spectacles tourne de midi à … midi et tout le monde ici sourit. Bienvenue au pays des Festifs et des Gentils.

Jour 1 : Un jeudi de bonne humeur

Jeudi, un éclair électrique traversait littéralement la ville autour de 17 h, marquant ainsi le coup d’envoi du premier spectacle du festival. Immédiatement après la prestation de Richard Séguin, le public était d’une humeur festive pour accueillir les deux gagnants du Cabaret Festif! de la relève. D’abord, Émile Gruff, un Montréalais ayant déménagé ses pénates à Baie St-Paul. Papa de quatre enfants, les paroles de ses chansons à saveur pop-rock francophone permettent de s’immiscer dans sa vie de famille. Il a interprété plusieurs pièces de son premier album Une belle poire, mûre à point, prête à donner sa vie à un grand appétit qui est empreint d’humour, de rock et d’enthousiasme.

Suivaient les quatre membres du groupe Miss Sassoeur et les Sassys, un projet post-m-o-t-a-u-w-n, terme francisé pour évoquer la période motown, vous l’aurez compris, cette formation joue avec les frivolités de nos langues officielles. En plus d’être bilingues, leurs prestations sont harmonieuses et Miss Sassoeur elle-même, c’est un dynamo qui a de la gueule.

Que ce soit pour Valaire ou Qualité Motel, y’a pas à dire – déjà que ces gars-là ont ce tout ce qu’il faut pour réveiller un public, quand celui-ci est prêt pour une plus grosse dose, l’effet du funky-électro-jazz-hip-hop-rock & Oobopopop implose dans la foule. Et hop, les gars ont terminé ça avec une classique photo de groupe avec, en arrière-plan, un public déluré.

Photo par Jay Kearney.

Photo par Jay Kearney.

Biz, Batlam et Chafiik de Loco Locass ont titillé le public du haut du troisième palier de l’escalier à côté da la scène. Une prestation-surprise qui s’est poursuivie plus tard en soirée sous la tente derrière l’église (parce que tout se passe autour de l’église…). Pour un band plus mort que vivant, ils ont démontré pas mal de vigueur, jouant tous leurs classiques indémodables de leur premier album Amour oral (2004). Et force est d’applaudir le retour sur scène de ce trio fougueux, une force nécessaire à l’identité québécoise.

Quelle chance d’avoir pu assister à la dernière performance de Caravan Palace dans le cadre de leur tournée au Canada et aux États-Unis. Bête de scène, la chanteuse Zoé Colotis est infatiguable ! L’électro-swing-de-party de cette formation française a beaucoup plu à la foule qui a sauté très haut dans les airs.

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