Les Misérables
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Les Misérables à Québec: une belle et grande production d’ici

Capitole de Québec – samedi 11 juillet 2009

L’adaptation toute québécoise de la célèbre comédie musicale d’Alain Boublib Les Misérables (elle-même tirée du classique de Victor Hugo) était présentée à nouveau cet été au Capitole de Québec.

Après avoir connu un franc succès lors de son lancement pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec, la distribution des Misérables s’offrait une deuxième saison pour permettre à ceux et celles qui l’ont manqué la première fois de se reprendre.

Il suffit d’assister à l’une des représentations pour comprendre l’engouement envers cette production de plus de trois heures.

La formule de base est éprouvée. Les Misérables a été présenté devant plus de 50 millions de spectateurs (ce qui en fait la comédie musicale la plus jouée de tous les temps), et tous les peuples semblent être touchés par cette superbe frasque humaine racontée à coups de chansons.

De cette tranche de la Révolution Française surgit une fable sur l’espoir envers le genre humain, sur la fraternité et la rédemption. Une histoire poignante où amour et altruisme s’entremêlent.

Une distribution de haut calibre

Va pour le contenu, mais encore faut-il chausser les souliers de ces personnages plus grands que nature, tâche essentielle mais sans doute pas facile.

C’est là où l’adaptation québécoise brille. La distribution habite cet univers comme il se doit.

Gino Quilico, à qui revient l’honneur et le devoir d’incarner Jean Valjean, y joue probablement le rôle de sa carrière. Solide du début à la fin, il met son timbre de voix presque parfait à contribution pour soutenir cette lourde pièce sans effort visible.

Carl Poliquin et Myriam Brousseau brillent également dans les rôles, respectivement, de Marius et Cosette, alors que les Thénardier (Jean-Raymond Châles et Kathleen Fortin) ajoutent une touche d’humour un brin burlesque.

Évidemment, au bout de tant de représentations (plus d’une centaine), l’exécution de cette pièce grandiose est rodée au quart de tour. La mise en scène pourtant ambitieuse de Frédéric Dubois articule le tout avec une aise déconcertante et fait preuve, par moments, d’une inventivité notable. On pense notamment aux écrans semi transparents sur lesquels des intertitres sont projetés. Ingénieux.

Une belle et grande production que cette version d’ici des Misérables. En espérant la voir réapparaître prochainement.

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