Lunice
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Red Bull Music Academy | Lunice et invités au Théâtre Fairmount : Home sweet home

RedBull ne donne pas que des ailes, semble-t-il. Nope, RedBull, avec sa tournée Music Academy, donne aussi la chance de voir Lunice, de retour dans sa ville natale, juste avant la sortie de son premier album solo.

Lunice (producteur pas pire pantoute qui revient d’une tournée pas pire avec Madonna, qui est aussi membre du pas pire duo TNGHT et qui a travaillé avec des artistes pas pires comme Kanye West) n’a, ce jeudi, donné qu’un bref aperçu de son nouveau spectacle. Mais voici ce qu’on peut déjà vous en dire.

1. Le nouveau décor et la mise en scène sont beaucoup plus poussés que ce qu’on est habitué de voir dans les sorties du genre.

Les dernières fois qu’on a vu Lunice en mode solo à Montréal, c’était assez sobre. Comme avec ses confrères High Klassified ou Tommy Kruise, c’est d’ordinaire le party et la débauche qui compte d’abord. Fait que pas trop de flafla autour de la console. Pas de concept sur scène.

Mais là Lunice est arrivé en balançant des encensoirs de messe, emboucanant au passage le théâtre et laissant flotter une petite odeur de sous-sol de l’église de la paroisse.

Pour continuer dans le thème religieux, son nouveau jeu de lumières est installé en forme d’hôtel derrière lui. En gros, ça lui donne l’air d’une statue de la vierge version trap.

Super humble, tsé.

 

2. Il a pratiqué ses moves.

Ne demandez pas à Lunice de rester derrière sa console pendant qu’il mixe, le gars veut danser. Et danser fort. Pas de surprise quand on sait qu’il était b-boy avant de se mettre à la production.

 

3. Il a pratiqué son lipsync.

Chaque morceau emprunté qu’il a joué, il les a lipsyncé comme si c’était sa dernière nuit.

 

4. 360, son album à venir, va peut-être changer la direction un peu.

Plutôt que de continuer dans une avenue de plus en plus pesante, Lunice semble se diriger vers une exploration plus poussée. Instrumentation plus éclectique, répétition quasi excessive de certains passages, moments plus planants.

Du lourd, néanmoins, mais bonifié.

Même que son dernier simple, Look Like, sorti il y a un mois, ressemble presque à ce que Shlohmo et ses amis de Wedidit font.

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