M pour Mtl (festival)
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M pour Montréal 2017 – Jour 2 | Chapelle et bar de striptease

Les choses se passaient jeudi à M pour Montréal! Encore dans la période disons « tranquille » du festival avec seulement deux spectacles en alternance entre le Club Soda et le Café Cléopâtre pendant la soirée et un spectacle tout en intimité à la Chapelle historique du Bon-Pasteur en après-midi, on est passé par tous les styles et on a vu un éventail de groupes et d’artistes issus majoritairement de la scène montréalaise. Retour sur ces nombreuses rencontres musicales.

Le décor dans lequel la Chapelle historique du Bon-Pasteur nous attendait pour les performances de Sophia Bel, Eden Sela et Beyries était solennel avec le chandelier au-dessus de l’espace scénique et le grand piano Fazioli qui trônait au milieu de l’ensemble. Lumières tamisées et un public à l’écoute ont donné le ton pour un après-midi intimiste et introspectif avec une distribution féminine forte.

Sophia Bel s’est présentée avec ses musiciens pour nous livrer quelques pièces à saveur électro-jazzée. Les notes dansantes, mais suaves n’étaient pas déplacées dans cette chapelle, au contraire, et son ton rappelait à la fois Sabrina Claudio et KROY.

Photo par Vivien Gaumand.

Photo par Vivien Gaumand.

Du côté de Eden Sela, on était dans une ambiance plus minimaliste avec seulement des pianos et une batterie. À certains moments, la proposition semblait un peu trop dépouillée et la voix semblait avoir de la difficulté à tenir la note, mais le solo au piano effectué par la chanteuse était le moment fort de leur performance.

Photo par Vivien Gaumand

Photo par Vivien Gaumand

Pour terminer le tout en beauté, c’est la chanteuse montréalaise Beyries qui s’est présentée sous le chandelier. Pour son premier showcase dans sa propre ville, l’auteure-compositrice-interprète était en contrôle de sa performance et fut la seule à interagir davantage avec la foule. Les harmonies créées en compagnie de sa musicienne-choriste ainsi que les mélodies poignantes jouées au piano et à la guitare acoustique ont envoûté le public qui semblait avoir les oreilles grandes ouvertes pour absorber le talent déployé devant eux.

 

Une soirée entre le hip-hop et le rock

La deuxième soirée de showcases a commencé en force au Club Soda avec une performance dynamique et dansante de Pierre Kwenders. Entouré de ses musiciens, Kwenders affichait un air festif, entonnant ses morceaux aux multiples influences. D’ailleurs, la virtuosité de ses musiciens ainsi que la qualité de sa voix en spectacle étaient deux éléments qui ont contribué à donner une toute autre dimension à la performance, car on y décelait ainsi tout le talent que l’on savait déjà de Pierre Kwenders depuis la sortie de son dernier album MAKANDA, at the End of Space, the Beginning of Time.

Photo par Vivien Gaumand.

Photo par Vivien Gaumand.

Les spectacles étant encore une fois en alternance entre deux salles, on a fait le saut au Café Cléopâtre, ce bar de striptease en face du Club Soda pour aller dans un univers plus rock. Affichant une certaine nonchalance et un son plus brut, le groupe de Saskatoon The Avulsions est venu présenter son post-punk à un public de délégués un peu bavard. Petit malheur pour eux par contre, la guitare de la chanteuse a eu un pépin, le spectacle a continué, se déplaçant au synthétiseur.

Retour au Club Soda, c’était à Lary Kidd de faire son show. Avec une petite foule au-devant de la scène qui répondait aux appels du rappeur et qui connaissait les paroles, l’ambiance n’était pas trop étrange avec la moitié de la salle éparse, censée être remplie par les délégués du festival. Lary Kidd a misé sur les chansons de son premier album solo Contrôle, mais a tout de même surpris avec une reprise de la pièce Interlude de Loud et une nouvelle chanson.

Photo par Vivien Gaumand

Photo par Vivien Gaumand

On a poursuivi la soirée avec Anemone au Café Cléopâtre qui incarnait bien l’esprit vintage de la place avec leur musique aux influences 70’s et leur look sorti des mêmes années. La chanteuse Chloé Soldevila incarnait les chansons à ravir avec son aplomb et son aisance derrière le micro et son clavier. Ça bougeait, le public se déhanchait sur leur rock dansant, bref, c’était une des belles performances de la soirée!

Photo par Vivien Gaumand.

Photo par Vivien Gaumand.

Pendant ce temps, au Club Soda, Koriass a pris place sur scène pour montrer l’étendue de son expérience à son public et aux délégués présents. Bon mélange entre le vieux et le nouveau matériel, Koriass n’a pas déçu avec sa fougue habituelle et son franc-parler. Les appels au public étaient sentis, celui-ci y répondait allègrement et il fit même chanter à plusieurs reprises une fan du public qui connaissait toutes les chansons du rappeur par coeur. Koriass s’est également permis d’informer la salle que l’on assistait à son dernier spectacle à Montréal avant la sortie de son prochain album prévu dans un an.

Photo par Vivien Gaumand.

Photo par Vivien Gaumand.

La soirée s’est terminée au Café Cléopâtre avec les dernières notes de Corridor qui terminait une performance endiablée avec leur son rock bien à eux et leurs paroles ma foi bien difficiles à comprendre (c’est le genre, on le sait). Malgré l’arrivée tardive pour leur performance, on ne peut pas nier que Corridor a une force sur scène et sait définitivement s’y démarquer.

Clairmont the Second, que l’on avait beaucoup aimé lors de sa performance à OUMF en septembre, fut le dernier à monter sur la scène du Café Cléopâtre. Avec son rap franc et son rythme rapide, il a réussi à faire danser et participer une partie du public. Accompagné de sa DJ, il occupait bien la scène et on le sentait même bloquer par le fil de son micro. La prestation se termina avec son extrait The Ave In You et les applaudissements du public qui semblait toujours partant pour faire la fête malgré l’heure tardive.

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