Matthew Barber
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Matthew Barber & Jill Barber – The Family Album (***) | Entre talent et monotonie

Matthew Barber - The Family Album Matthew Barber The Family Album

Matthew Barber et sa sœur Jill ont, chacun de leur côté, lancé un total de 14 albums au cours des douze dernières années. Aujourd’hui, ils présentent leur première collaboration sur disque, intitulée The Family Album. Il s’agit d’une collection de chansons folk/country  qui mettent l’emphase sur la nostalgie et la famille.

Nous avons souvent mentionné Jill Barber sur ce site, et c’est avec davantage de connaissances sur sa carrière que celle de Matthew que nous nous penchons sur cet album.

Démontrant avec aplomb et talent qu’il n’y a pas que Rufus et Martha qui peuvent enregistrer entre frère et sœur au Canada, Matthew et Jill Barber vont puiser dans leurs souvenirs – autant musicaux que familiaux – dans le but de nous offrir une expérience agréable, à défaut d’être sensationnelle.

Si certaines pièces nous empoignent dès la première écoute – c’est le cas notamment de One True Love, composée par Jill Barber, qui ferait un parfait extrait radiophonique – l’ensemble de l’album est tout de même peu remarquable.

D’une part, il est agréable de voir Jill Barber retourner à ses premiers amours, c’est-à-dire la musique folk, style qu’elle préconisait sur ses albums pré-Chances. Sa voix est tout à fait appropriée pour ce genre musical et nous serions heureux de la voir revenir à ce genre en solo, même temporairement.

D’un autre côté, le disque est plutôt ennuyant. Ça manque de punch, c’est sirupeux, et il nous semble que l’album ait été lancé à la mauvaise période de l’année. En effet, The Family Album a tout d’un disque d’automne. Un peu triste, très nostalgique, c’est quelque chose qui s’écoute en buvant du thé et en regardant tomber la pluie à l’extérieur de la maison.

Il y a bien quelques moments plus énergiques, tels que la reprise de Song To A Young Seagull de Gene MacClellan ou celle de Summer Wages de Ian Tyson, mais en général l’album est composé de ballades, telles que la valse Big Picture Window (jolie chanson, malgré tout) ou Grandpa Joe.

Tout ceci ne signifie pas que l’album soit mauvais. Les voix de Matthew et Jill Barber se juxtaposent parfaitement, les musiciens sont extrêmement talentueux et l’album est superbement réalisé. Il suffit simplement d’être dans le bon état d’esprit pour l’apprécier, ce qui fut difficile dans notre cas. L’écoute fut, à chaque fois, lassante.

Nous préférons nettement ces artistes en solo, du moins Jill Barber. Et si celle-ci voudrait bien revenir au folk et délaisser temporairement la chanson d’inspiration 50’s, nous ne serions pas du tout contre.  La présente collaboration avec son frère l’inspirera peut-être en ce sens.

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