Fracas
Critique Publié le

Montréal Complètement Cirque 2016 | Fracas à la Place Émilie-Gamelin

Depuis jeudi soir et jusqu’au 17 juillet – soit pour toute la durée de l’événement –, le festival Montréal Complètement Cirque (MCC) présente son spectacle « maison » Fracas, tous les soirs à 19 h et 22 h à la place Émilie-Gamelin. Grétis.

Nous y étions, fins prêts à être fracassés.


Pendant une trentaine de minutes, acrobates, minutiens et citoyens s’esbroufent dans la foule, sur la scène, dans la tour échafaudée chaque année pour l’occasion au coin sud-est de la Place. Précédé des Minutes complètement cirque – déambulatoire qui a pour noble objectif de rameuter les gens de la rue Saint-Denis vers le lieu dit –, Fracas ouvrait donc hier les festivités du 7e MCC en présentant un bon condensé de plusieurs disciplines circassiennes (tissu, trapèze, main à main, équilibrisme, cerceaux chinois, cerceaux tout court, cadre russe, name it).

On a certes touché à ce savoir-faire surréel et surhumain qui fait toute la grâce du cirque.

Fracas - Complètement Cirque - Montréal - 2016-3On a pu y entendre un violoniste, qui donnait un ton musical électro-classico-acoustico-acrobatique inspiré de la Danse macabre de Saint-Saëns, et ce violoniste agissait en quelque sorte de liant entre les numéros acrobatiques, chorégraphiques et les diverses mélodies qui constituaient le spectacle.

On y a fait participer quelques citoyens : s’élevant dans la foule dans le premier tiers de la représentation, ils montent vers la scène, armés de parapluies rouges et y font office de faire-valoir superflus tout le reste de l’exercice.

Était-ce là ce qu’on entendait par « expérience artistique hautement immersive » ? Ou s’agissait-il plutôt du fait que certains numéros ou transitions se déroulaient carrément dans la foule ?
Quelqu’un peut-il fournir un dictionnaire pour y vérifier la définition d’« immersive » ?

Enfin, à un moment, on a cru voir s’esquisser un genre de bateau, avec son mât-tour, et les tissus pour voiles, ondulant dans la brise du soir – et la musique, elle, aurait pu évoquer les remous… d’une tempête ?

Toutefois, on y fracassait quoi, au juste ?


* Fracas est présenté aux Jardins Gamelin du 7 au 17 juillet, à 19 h et 22 h (relâche le lundi 11)

Conception et mise en scène : Anthony Venisse
Chorégraphies : Lucie Vigneault

Artistes
Villes
Salles

Vos commentaires