Oh Wonder
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Oh Wonder au MTELUS | Une soirée sous le signe de la surprise et de l’énergie !

Jeudi soir, le duo Oh Wonder, qui a démarré sa tournée mondiale « Our Ultralife World Tour » le 6 septembre dernier à Vancouver, posait ses instruments sur la scène du MTELUS (ancien Métropolis) à Montréal. Ce groupe londonien versant dans l’indie/electro/pop s’est donné comme objectif de sortir un titre par mois pendant un an, en septembre 2014. Cette date-clé a ainsi signé le début de leur carrière, Josephine Vander Gucht assurant les parties clavier-voix, et Anthony West, la guitare électrique, le chant et quelques parties de clavier. Retour sur une soirée qui s’est avérée surprenante et, surtout, survitaminée !


Environ une heure avant le début du concert, le parterre du MTELUS est déjà plein à craquer, avec une belle densité de fans collés les uns aux autres. En toute franchise, voilà la toute première surprise de cette soirée, car si on sait que Oh Wonder est un groupe très apprécié du public ces temps-ci, on s’attendait à un peu moins de réactivité des fans ce 21 septembre, même les plus inconditionnels.

Le logo projeté avec le nouveau nom de la salle, en grand sur les côtés de la scène, nous rappelle que le Métropolis n’est plus.

À 20h30 précisément, la première partie Jaymes Young arrive sous les cris d’un public plus qu’enthousiaste et chaleureux, lui qui était si calme pendant cette heure d’attente. Dès la première chanson, le chanteur livre un beau solo de guitare. On apprécie le son et les parties des drums, mixant sonorités acoustiques et électroniques. Notre coup de cœur va définitivement pour le titre I’ll be good. Jaymes Young termine sa prestation en invitant une photographe au centre de la scène, pour l’immortaliser avec un public conquis en arrière-plan.

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Un vrai feu d’artifices offert par le groupe!

Environ une heure plus tard, Josephine et Anthony du groupe Oh Wonder prennent possession de la scène, devant une gigantesque structure métallique et lumineuse laissant apparaître les initiales du groupe, c’est-à-dire « O » et « W ». Ils ouvrent le bal avec la chanson High on Humans de leur dernier album Ultralife.  Josephine est toute de rose fuchsia vêtue, avec de gros bottillons noirs aux pieds ; Anthony porte une tenue sobrement composée de noir et de gris. Deux autres musiciens les accompagnent sur scène : un bassiste et un batteur.

Ce qui frappe, dès cette entrée en matière, est la version très énergique et électrisante du titre qui est livrée. On ne peut être qu’impressionnés compte tenu d’un album studio qui sonne très pop-ballade, assez consensuel, léger et lisse. Les deux artistes habitent ici la scène et bougent de tous les côtés pour souhaiter la bienvenue à leur public montréalais.

On s’étonne, lors de la chanson qui suit, de n’entendre que Josephine chanter tandis qu’Anthony est enterré dans le reste de l’instrumentation. Heureusement, ce désagrément sera vite réglé dès le troisième titre et ce, jusqu’à la fin du concert.

Pendant cette soirée, on a la chance d’entendre des chansons très texturées sur le plan des arrangements, tant du dernier album (Lifetimes, Heavy, Overgrown ou encore Heart strings) que des sorties précédentes (Landslide, White blood, Livewire, Lose it…).

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Encore de la couleur et un coup de coeur mélancolique…

On rit avec un petit air attendri, alors que Josephine nous parle en français, toute fière d’étaler ses connaissances et de traduire leur chanson Body Gold par « La peau jaune » !

Au final, notre préférence va, étrangement, pour une version mélancolique de All We Do, l’une des seules chansons interprétées de façon plus posée. Les spectateurs embarquent d’ailleurs de façon significative et chantent de tout leur coffre, accompagnant les artistes comme un immense chœur. On est touché par la belle énergie qui circule dans la salle.

Une autre surprise, qui vaut la peine d’être notée, est l’invitation d’un saxophoniste sur scène qui vient changer l’atmosphère et apporter une dimension supplémentaire à la chanson Heart strings.

Après une acclamation vive du public, jusqu’à faire vibrer le plancher du MTELUS, Oh Wonder revient pour le rappel en se déhanchant avec tout autant d’énergie sur scène. Ils jouent Ultralife avec des lumières projetées telles des arcs-en-ciel sur les côtés cour et jardin ; puis le titre Drive conclut cette soirée avec des fans sautant et agitant les bras de toutes parts.

Une dernière réflexion vient nous effleurer à la fin de ce spectacle, tandis que nous prenons déjà le chemin de la sortie : Josephine et Anthony n’ont eu que très peu voire pas du tout d’interaction l’un avec l’autre, pendant près d’une heure et quart de concert. C’est très étonnant, quand on sait qu’ils se présentent comme un duo : c’est comme s’ils vivaient l’expérience, mais chacun de leur côté… Heureusement, il y a fort à parier que personne n’en a été déstabilisé dans la salle ce soir-là ! Affaire à suivre, donc…

Pour ne rien manquer de l’actualité d’Oh Wonder, et suivre leurs prochaines dates de concerts nord-américaines, suivez ce lien.

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