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Osheaga 2014 – Jour 1 | Outkast : Un bon party pour lancer le festival

L’édition 2014 d’Osheaga était lancée en grande pompe, vendredi, au Parc Jean-Drapeau. Gros soleil, beaucoup de gens et programmation foisonnante couronnée par le retour du duo Outkast : c’est parti !

Voilà près de dix ans que Big Boi et André 3000 n’étaient pas montés sur scène ensemble. Ça, c’était avant le printemps dernier. Depuis avril, le duo d’Atlanta a multiplié les apparitions dans divers festivals majeurs, soulignant par le fait même leur 20e anniversaire.

S’ils avaient l’air plus ou moins bien organisés lorsqu’on les a vus à Coachella en avril dernier, ce n’est évidemment plus le cas : leur show est rodé, enchaînant les hits et les segments comme une machine bien huilée.

Ça part fort avec l’explosive B.O.B. (Bombs Over Baghdad), que plusieurs autres bands garderaient pour la fin. Mais Outkast dispose d’un arsenal impressionnant de bombes, et peut se permettre d’embarquer la foule dès le départ avec une telle grenade.

Les deux acolytes pigent ensuite dans le vieux matériel, pour le plus grand plaisir de ceux qui suivaient Outkast avant que Hey Ya! n’en fasse des vedettes planétaires. Gasoline Dreams, ATLiens, Skew It on the Bar-B, Rosa Parks… Le party est pris au parterre.

Il y a du monde à perte de vue, des corps entassés de la scène à la colline, et ça danse, les bras en l’air.

Photo par Karine Jacques.

Photo par Karine Jacques.

 

Vint Ms. Jackson, puis des segments, un peu plus longs, où Big Boi interprète quelques chansons seul (Kryptonite, GhettoMusick, The Way You Move) puis la même chose pour André (She Lives in My Lap avec un petit bout de Vibrate en introduction, Prototype).

Évidemment, la foule a perdu la boule lorsque la bande a entonné Hey Ya!. « Shake it like a Polaroid picture ». Oh, ça « shakait » pas à peu près !

Le tout s’est conclu sur Roses, So Fresh, So Clean et The Whole World. Merci bonsoir, y’aura pas de rappel. Très bon party, rassembleur et énergique, malgré quelques longueurs en milieu de spectacle.

 

The Men, London Grammar, Pusha T et nos artistes locaux

Plus tôt en soirée, The Men a donné une prestation abrasive et énergique, en dépit de la foule un peu dégarnie, devant la scène des arbres. Il faut dire que Skrillex et Chromeo jouaient au même moment, attirant chacun leur lot de festivaliers, on le devine.

 Photo par Guillaume Jolicoeur.

The Men. Photo par Guillaume Jolicoeur.

Plus tôt en fin d’après-midi, le trio anglais London Grammar a donné un spectacle techniquement bien correct, mais qui n’était pas nécessairement mis en valeur par son contexte.

Photo par Guillaume Jolicoeur.

Hannah Reid, de London Grammar. Photo par Guillaume Jolicoeur.

Présenté sur la Scène Verte sur l’heure du souper, sans jeu d’éclairage ni mise en scène, on peinait à entrer dans leur bulle. On se reprendra pour entendre la voix de Hannah Reid sur la musique texturée de London Grammar dans l’intimité du Club Soda, le 18 novembre prochain.

Le rappeur américain Pusha T, lui, n’a pas raté pareille occasion : le terrain devant la Scène Verte était considérablement plus occupé que pour London Grammar, et son set a eu l’effet d’une bombe pour ses nombreux adeptes.

En début de journée, nos talents locaux ont lancé les festivités avec de très bonnes prestations : Motel Raphael, qui avait été appelé en renfort à la suite de l’annulation de Chance The Rapper, s’est plutôt bien débrouillé sur la Scène Verte, tout comme le band explosif Le Trouble sur la Scène des Arbres, et Dear Frederic (ce qu’il reste de Winter Gloves) sur la nouvelle Scène de la Vallée.

Bon coup de départ pour Osheaga. Espérons que le reste du week-end puisse être aussi ensoleillé et achalandé. Il reste encore beaucoup de bonne musique à absorber, et ça reprend dès samedi avec notamment Jack White, Nick Cave & The Bad Seeds, Modest Mouse, !!!, Haim, Volcano Choir, Against Me! et beaucoup plus encore!

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