Parquet Courts
Critique Publié le

Parquet Courts au Théâtre Corona | Amènes-en du volume!

Les tops de fin d’année approchent, et il ne faudra pas se surprendre de voir Wide Awake de Parquet Courts un peu partout dans les palmarès des albums marquants de 2018 (dont le nôtre, à venir dans la semaine du 17 décembre…). Bon sang que ça rentre au poste, ce sixième disque du groupe new-yorkais, réalisé par Danger Mouse. Le public montréalais avait d’ailleurs droit à une deuxième visite du groupe en un peu plus de six mois alors que la bande s’arrêtait au Théâtre Corona jeudi soir. Même si on ne bénéficiait pas de « l’intimité » appréciable du Théâtre Fairmount comme en mai, une heure et demie passée en compagnie de Parquet Courts est toujours gage d’un bon moment.


 

Pas de bonjour, pas de chichi, ça s’appelle 1-2-3-4 pis ça part pour 21 chansons en 80 minutes, à commencer par Total Football, exactement comme débute le nouvel album.

Côté scéno non plus, y’a pas de niaisage avec Parquet Courts : un gros écran blanc au fond n’accueillera jamais de projections, d’animations ou de vidéos, seulement les ombres de nos 4 musiciens normcore qui se font aller la chevelure en balayant la tête de gauche à droite tout en brassant du gros riff.

Pas de blabla entre les chansons. Pas de rappel non plus.

Mais de tous ces « pas », on ne regrette rien du tout, à part peut-être le « pas » assez de volume. Allez Corona, tu peux en jeter plus que ça. C’est du rock qu’on est venu voir, pas besoin de nous ménager les tympans! On avait l’impression que le gros son bien gras des guitares sur l’album ont dû subir une liposuction à Montréal tellement le mordant n’y était pas.

Le son de basse est d’ailleurs passablement dégueulasse, et la sono en général manque d’aplomb, mais heureusement, Parquet Courts en regorge pour compenser.

On visitera la grosse majorité du nouveau disque, y compris les abrasives Almost Had To Start A Fight / In and Out of Patience et Normalization, les entraînantes Tenderness et Wide Awake (joli jeu de sifflet, d’ailleurs), ainsi que les plus posées (mais non moins intéressantes) Freebird II, Mardi Gras Beads, Before the Water Get Too High, et Back To Earth, probablement la moins solide de la soirée (du moins sur scène).

Sur les 21 titres, il n’en demeure pas moins que plus de la moitié provenait des albums Human Performance (2016), Sunbathing Animal (2014) et Light Up Gold (2012), de quoi ravir les fans qui les suivent depuis quelques années déjà. D’ailleurs, les chansons titres de ces deux derniers ont conclu le set avec brio. Après autant de tounes courtes et percutantes, des jams plus progs et intenses servent très bien de climax.

Bref, on a entendu mieux comme son pour une soirée aussi rock, mais on ne va pas se plaindre : Parquet Courts nous visitait pour une deuxième fois en 2018, et juste pour ça, Montréal peut se compter chanceuse!

 

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