Pop Montréal
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POP Montréal 2015 – Jour 4 | L’événement Pathway To Paris : Musique et activisme

Un petit mot d’introduction concernant Pathway to Paris. Il s’agit d’un «collectif dynamique regroupant musiciens, artistes, consultants en développement durable, villes et activistes qui vise à présenter des solutions aux changements climatiques en prévision d’une importante conférence de l’ONU qui se tiendra à Paris en décembre 2015.» (Référence: Facebook). La majorité des musiciens prenant part à ce mouvement  de sensibilisation sont de New York, ville où ils ont d’ailleurs présenté un concert dans le cadre de leur croisade.

Montréal est leur avant-dernier spectacle, il ne leur reste que Paris pour conclure leur mission. Le spectacle aura lieu le 4 décembre dans la ville lumière, au même moment où aura lieu la Conférence de Paris sur les changements climatiques. Par ailleurs, après que Jesse Paris Smith et Rebecca Foon, les investigatrices de Pathway to Paris, aient expliqué leur objectifs avec cette série de concerts, elles ont cédé la parole à une porte-parole de 350.org. Elle a brièvement expliqué qu’il fallait profiter du contexte électoral pour exiger un moratoire sur la question des combustibles fossiles.

Cette soirée était donc sous le thème de l’activisme.

La soirée a débuté (avec 32 minutes de retard) avec la pianiste Jesse Paris Smith et la violoncelliste Rebecca Foon, accompagnée par la poète Anne Waldman qui a récité Nature d’Emily Dickinson. Le trio a poursuivi en musique avec l’aide de la harpiste Sarah Pagé. Ce segment fut très mélancolique et féérique. Par la suite, nous avons eu droit à un solo de Foon qui était tout aussi joli.

Raju et Shyman ont ensuite pris place sur la scène afin d’offrir des chansons à saveur traditionnelle inspirées par la prière, la nature, les catastrophes (le séisme au Népal) et la perte d’êtres chers. Ce fut un très beau moment, empreint d’émotion, que le public a particulièrement apprécié.

 

Brad Barr, AroarA et Thurston Moore

Peu après, le public réuni au magnifique Rialto a eu la chance d’entendre Brad Barr (The Barr Brothers) interprété deux chansons, dont As Long As There’s One of Us Standing. Son jeu de guitare fut très planant, voire onirique, tandis que la structure des paroles est pop, un mélange intéressant.

Ensuite, le duo AroarA a pris la relève. Ce duo est composé d’Andrew Whiteman (ex- Broken Social Scene) et d’Ariel Engle, qui possède une très belle voix. Ils offrent un mélange de rock folk qui est vraiment intéressant.

L’auditoire a eu la chance de revoir la poète Anne Waldman, soutenue par Fast Speaking Music (Ambrose Bye et Devin Brahja Waldman). Elle a offert une prestation particulièrement vivante de ses textes, feuilles à la main et conviction dans la voix.

Thurston Moore a fait sa première apparition et a accompagné la formation pendant deux extraits. Elle offert, entre autres, Manatee/Humanity et Future Feminism. Le public semblait partager l’univers poétique de Waldman et son énergie.

Le dernier mais non le moindre, le seul et unique Thurston Moore a interprété trois chansons en guise de conclusion à cette soirée, en l’occurrence Forevermore, Speak to the Wild et Ceasefire. De nature réservé, il n’a pas établi de contact visuel avec le public, se contentant de ne regarder que sa guitare, mais il a tout de même récité deux poèmes de type spoken words et il a pris soin de remercier les gens présents.

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