Will Butler
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POP Montréal – Jour 3 | Will Butler au Théâtre Rialto

Will Butler, que l’on connait d’abord comme un des nombreux membres fondateurs d’Arcade Fire,  débarquait au magnifique Théâtre Rialto, vendredi soir, dans la continuité de la tournée visant à promouvoir son tout premier album solo, Policy, paru en mars dernier. 

Rien de trop nouveau pour ceux l’ayant vu à l’oeuvre durant les derniers mois. Alors qu’il avait présenté pour la première fois ce tout premier opus lors de deux concerts affichant complet au Ritz PDB en mars 2015. Il a offert sensiblement la même grille de chansons, généreuse cela dit, comptant 16 chansons.

Après une performance pas très marquante de Tropic Harbour en première partie, qui manquait probablement d’assurance et d’expérience scénique, suivi de la remise un peu maladroite et pas très claire d’un prix, Will Butler et sa bande ce sont finalement amenés sur scène, tout de chic vêtus. Butler portait même le complet, noeud papillon à l’appui.

Sur scène on oublie assez facilement le lien avec Arcade Fire, la prestation était moins grandiloquente, plus intime et plus organique, mais il est tout de même difficile d’oublier le lien fraternel qui l’unit au leader du groupe montréalais, Win Butler. Physiquement, mais aussi vocalement sur plusieurs chansons. Les nuances, les tonalités plus aiguës se ressemblent énormément, mais Will se démarque dans son interprétation qui se veut beaucoup plus théâtrale. On sent souvent une petite pointe de jeu, de cynisme, voire de moquerie dans sa manière de livrer ses textes et son chant et c’est là l’une de ses forces. On pense par exemple à Madonna Can’t Save Me Now ou Anna. 

Ce qu’il y a d’intéressant aussi dans un spectacle de Will Butler, à l’image de l’album, c’est qu’on a droit à plusieurs styles de musique à la fois. Autant c’est très dansant, électro-pop, rock’n’roll, comme sur You Must Be Kidding d’entrée de jeu, ou Take My Side en clôture pour bien boucler la boucle. Autant c’est parfois tout dépouillé, presque délicat, sans artifice avec Luckiest Sailor ou Sing to Me, qui se termine par contre par un solo de percussions déchaîné.

Parlons d’ailleurs du batteur, Miles Arntzen (aussi membre du groupe Antibalas), qui se démène toute la soirée sur ses tambours, avec fougue et énergie, et qui est en soi un point fort du concert. La complicité de Butler avec ses musiciens est d’ailleurs palpable et il leur laisse la place nécessaire pour se mettre en valeur. Comme Will le mentionne lui-même, « ensemble [ils] forment Will Butler ».

Grille de chansons

You Must Be Kidding
Son of God
When the Sun Comes Up
Madonna Can’t Save Me Now
Something’s Coming
Anna
II
Cold
Sing to Me
Luckiest Sailor
The Death of Ferdinand de Saussure (reprise de The Magnetic Fields)
Witness
What I Want
Public Defender
Take My Side

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