Festival Pouzza Fest
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Pouzza Fest 2017 | Retour sur trois jours de programmation relevée !

Le festival Pouzza Fest était de retour en fin de semaine pour une 7e édition. C’est plus de 150 groupes qui se sont partagés les scènes des Foufounes Électriques, Les Katacombes, le Théâtre Sainte-Catherine, le Midway Speakeasy, Café Cléopâtre et la scène extérieure située au parterre du Quartier des spectacles.

Vendredi

La gente féminine était bien représentée aux Foufounes Électriques. Débutons avec les sœurs Mayo du groupe Skating Polly, si vous aimez le genre Tegan & Sara c’est pour vous. Les quatre filles de Bad Cop Bad Cop ont signé en 2015 sous l’étiquette Fat Wreck Chords et ça n’a pas pris de temps avant de comprendre pourquoi le grand manitou, Fat Mike, les a pris sous son aile. Leur son pop-punk de Los Angeles avait toute une énergie sur scène.

Les excellents Red City Radio gagnent la palme d’or de la soirée. Si vous aimez le style d’Hot Water Music, ce show vous était dédié. Pour conclure cette première soirée à la mythique salle du centre-ville, l’organisation du Pouzza a fait confiance à la formation de Washington, RVIVR. Disons qu’au premier coup d’oeil, tu te demandes… mais quelle surprise de voir un homme habillé en jupe fleurie qui joue de la guitare avec une rapidité et une habilité hors pairs. La chanteuse et le guitariste se partagent le vocal tout au long de leur set. Pendant ce temps, le bassiste est absent et reste dans son coin sans broncher. La formation fait partie des dix meilleurs groupes contemporains selon le magazine Rolling Stones.

Mention toute spéciale à Hugo Mudie avec son poncho et son chapeau à la Clint Eastwood pendant sa prestation avec The Beatdown sur la scène extérieure.


Samedi

Un bon déjeuner pour se remettre de la soirée et des géants dans les rues. Ensuite, 50 Shades of Punk Rock et Jenn Fiorentino au BBQ acoustique. Dans un premier temps, des reprises de groupes punk californiens pour conclure avec des compositions bien ficelées par la jolie demoiselle.

La beauté du Pouzza en après-midi, c’est qu’il y a des centaines d’enfants et plusieurs trouvent un malin plaisir à danser en avant de la scène. Le chanteur Marc-André Beaudet du groupe Blurry Eyes de Montréal reprenait son souffle en jasant avec eux. Un moment apprécié par les familles. Louis Valiquette, ex-membre The Saint Catherines de même que Beaudet arrivent avec un son différent de leurs anciennes formations respectives mais s’avèrent aussi adroits. Un gros thumbs up pour Blurry Eyes. On espère du nouveau matériel, eux qui tardent à nous en offrir.

Bucky Harris, des habitués du festival, ont joué pour la première fois à l’extérieur. Un rendez-vous qu’on ne peut pas passer sous silence. La formation de Montréal a donné leur meilleure prestation, avec un son plus rapide et très efficace. Une valeur sûre!

Une nouvelle scène a vu le jour cette année, les « Foufs 2.0 ». Ça a donné lieu à quelques bons spectacles dont les français Union Jack. Malgré la qualité passable du son tout au long du week-end.

Quand tu entres en scène sur Cutesy Monster Man, tu peux t’attendre que ce soit endiablé. Les gars de Long Island, Iron Chic, ont donné une performance qui nous rappelle pourquoi aimons-nous le punk-rock. L’an dernier, ils ont signé avec l’étiquette Side One Dummy, eux qui ont déjà dans leurs rangs, entres autres, Flogging Molly et Gogol Bordello.

Le groupe de l’heure: les Torontois PUP. Considérés par leurs pairs comme l’une des meilleures formations au Canada. Pour vous convaincre, vous avez seulement à écouter l’album sorti en 2016, The Dream is Over. Je n’avais jamais vu une foule aussi survoltée à l’extérieur au Pouzza Fest. Vous pourrez les voir au Rockfest cet été.

La dernière formation à se présenter sur la scène extérieure ne sont pas en reste. The Flatliners ont eux aussi commencé avec une chanson qui annonçait un spectacle fort en émotion. Eulogy, le genre de chanson qu’on voudrait en 2.0. Beaucoup de nouvelles chansons de leur plus récent album, Inviting Light, ont peut-être gâché le spectacle. Mais une chose qu’on ne peut leur enlever, leur prestance sur scène a de quoi rendre des groupes envieux.

Par la suite, il fallait se déplacer du côté des Foufounes Électriques p voir à l’oeuvre Jon Snodgrass et Joey Cape, leader de Lagwagon, en mode acoustique. C’est sûr que l’atmosphère dans la salle était plus tranquille mais voir les deux amis accompagnés d’un pianiste et, oh surprise! Chris Cresswell, leader du groupe The Flatliners. Disons qu’on a assisté à un jam pendant deux heures. C’était du gâteau, si vous aimez les formules acoustiques.

Mention spécial en ce samedi, les Jonquièrois, Crash ton rock venait présenter leur nouvel album, Volte-Face sorti le 12 mai dernier. D’après les dire de plusieurs, qui s’était déplacé aux Katacombes. Les gars ont donné un très bon spectacle et les nouvelles chansons sont accrocheuses.


Dimanche

On débute la journée aux « Foufs 2.0 » avec la formation de Jonquière, Mr. Loves Great Beard. Peu de gens étaient présents. S’ils passent dans votre région, n’hésitez pas à vous déplacer.

Encore une fois, on a assisté à une belle programmation sur la scène extérieure. KMan & The 45s ont donné le ton avec leur musique ska. Des centaines de parents avec leurs enfants s’étaient encore déplacés. The Peelers, une formation qui ressemble beaucoup à Flogging Molly mais sans la voix de Dave King.

Les Français de Tagada Jones étaient venu présenter leur nouvel album, La Peste et le Choléra. Toujours avec leurs textes engagés, ils ont joué la quasi-totalité de leur nouvel opus, sans jouer aucune chanson de Manipulé, ni L’Envers du Décor. Petit bémol que personne n’a remarqué vu l’énergie que nos amis les Français ont sur scène.

Pour leur deuxième passage au Pouzza, le groupe rockabilly Raygun Cowboys sont eux aussi venu nous présenter leur nouvel album sorti ce mois-ci, The Cowboy Code. Ils n’ont pas oublié leurs classiques, One Of Them Tonight et Break These Chains. La voix rauque du chanteur va vous charmer à coup sûre.

Barrasso ont travaillé très fort pour mériter une place avant Lagwagon. L’album des X, des Croix, des Pointillés va vous donner un bon indice de leur potentiel. On a hâte que la formation nous arrive avec un nouvel album vu que ce dernier date de 2015. Une tournée en Europe est en préparation pour l’automne et j’espère pour eux que le tout va se concrétiser.

Le clou de la fin de semaine s’est joué le dimanche. La foule était au rendez-vous malgré la pluie qui s’abattait dans le centre-ville. Ceux qui fêteront leur 30e anniversaire l’an prochain, les Californiens Lagwagon, ont débuté par Violons et par la suite, ils nous ont présenté leur grand répertoire. Si vous les avez déjà vus, la seule chose que vous avez manqué, c’est de les réentendre.


Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Pouzza Fest jouit d’une programmation relevée ! Un festival qui ne cesse de gagner en popularité, ce qui fait qu’on ne peut pas voir tous les spectacles, mais rien de bien grave.  De la belle température avec du bon monde et une ambiance où la fraternité entre des punks, des curieux, et même parfois des enfants font bon ménage.


Nouveau festival punk à Jonquière

Avis aux intéressés : lors de la journée de vendredi, un nouveau festival a été annoncé dans le même genre que le Pouzza.

LE DÉLÜGE, présenté dans le centre-ville de Jonquière (Saguenay), se tiendra les 15 et 16 septembre 2017. 35 groupes, 4 salles de spectacle. La programmation sera annoncée le 6 juin. Billets (32,50$ pour les 100 premiers, et le reste à 39,50$) en vente par ici.

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