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Programmation du Festival FRINGE de Montréal 2018 | Fringerez-vous ?

Le Festival Fringe de Montréal, qui se tiendra du 28 mai au 17 juin, donne vraiment de quoi attraper le Fringe Buzz! Imaginez : plus d’une centaine de spectacles réunissant 500 artistes tout azimut pour 700 représentations dans une vingtaine de salles dans l’axe Saint-Laurent, qui n’attendent que vous, public téméraire et avide de découvertes multidisciplinaires.

Il y a vraiment un « esprit Fringe » qui flotte alors sur la ville. L’année dernière, le festival a attiré 60 000 spectateurs, aussi intrépides et aventuriers qu’ouverts d’esprit. Le Fringe de Montréal, qui s’inscrit dans un vaste réseau sur la planète, est le seul qui soit bilingue. « Et j’en suis hyper fière », disait le soir du lancement Amy Blackmore, qui en est la directrice générale et artistique depuis 11 ans.

« C’est important pour moi d’être sur la rue Saint-Laurent, poursuit-elle, parce que la ligne qui séparait les francophones de l’Est et les anglophones de l’Ouest n’existe plus. La programmation est passablement moitié-moitié. Parfois même, on trouve des spectacles en français ou bilingues qui viennent d’artistes anglophones. Le festival est devenu intergénérationnel avec les années, et s’adresse maintenant à tout le monde. C’est fou! Il y a même une poutine Fringe au resto La Banquise ».

* Amy Blackmore. Photo par Geneviève Plante.

Une culture inclusive… depuis plus de 70 ans !

Tout a commencé en Écosse en 1947, alors que huit compagnies s’étant vues refuser une participation au prestigieux Festival d’Édimbourg se sont regroupées, un peu à la manière du Salon des refusés en peinture à Paris. Dès lors, d’autres villes ont emboîté le pas, et ce qu’on appelle « le mouvement Fringe » n’a jamais cessé de croître, jusqu’à devenir le rassemblement artistique le plus imposant dans le monde.

Le plus ancien Fringe canadien est celui d’Edmonton, fondé en 1982. Il aura fallu attendre jusqu’en 1991 pour que de jeunes entreprenants du campus McGill commencent à lui donner une équivalence à Montréal.

Les trois principes de base du Fringe sont toujours restés les mêmes : la programmation est tirée au sort parmi les projets reçus; il ne s’y trouve aucune censure, les artistes étant libres de faire absolument tout ce qu’ils veulent sur scène; le coût des billets ne dépasse pas 10$, et la totalité des recettes au guichet revient directement aux artistes.

Amy Blackmore aime se rappeler qu’elle a découvert le festival par accident au Parc Fringe (coin Rachel) où elle a rencontré plein de gens intéressants. Elle est ensuite devenue bénévole, tout en poursuivant des études en cinéma, avant d’entreprendre un bac en danse contemporaine à Concordia. « La raison pour laquelle je n’ai pas terminé mon bac, dit-elle, c’est que j’ai été nommée à la direction du festival. Le Fringe pour moi, ce n’est pas juste un événement annuel, c’est une façon de vivre ma vie. Je suis une fringer pour toujours. »

De son côté, Véronick Raymond qui est porte-parole de l’édition de cette année, après Paul Cargnello l’an passé, dira que sa mission première est de briser les préjugés et le snobisme. « Ce n’est pas un party d’étudiants, affirme-t-elle. Le théâtre francophone et le théâtre anglophone sont très différents. La cicatrice de la rue Saint-Laurent est la meilleure façon de découvrir ce qui se fait dans l’autre langue, de se rencontrer pour explorer des choses ensemble sur le plan artistique, et d’avoir du fun. »

Le Fringe de Montréal est perçu à l’international comme l’un des plus intéressants. Il attire des journalistes étrangers aussi enviables que The Guardian, intéressés par « le mouvement Fringe » et sa grande créativité artistique. Fort de ses 250 bénévoles, le Fringe de Montréal roule à plein régime pendant 20 jours. On y retrouve du meilleur et du pire. Mais l’occasion est bonne pour se faire connaître, constituant une sorte de tremplin pour les artistes débutants au sortir des écoles de théâtre.

Le programme du Fringe 2018, se présentant sous la forme d’un tabloïd, est maintenant en circulation et les billets sont en vente. Mais, pour se faire une idée des contenus et des formes, et choisir parmi l’offre abondante des spectacles, plusieurs attendent la soirée du 28 mai et son Fringe-for-All.

Plutôt qu’au Café Campus comme dans le passé, le melting-pot artistique toutes saveurs se déroulera cette année au Club Soda. La soirée, dont l’admission est libre, commencera à 19h, pour se poursuivre jusqu’à 23h passé. Le Fringe-for-All étant une sorte de marathon à relais où les artistes ont exactement deux minutes sur scène pour se démarquer et convaincre le public de choisir leur spectacle ensuite. Une soirée festive tout à fait dans l’esprit du Fringe.

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