David Usher
Entrevue Publié le

Retour au bercail pour David Usher

Après avoir vécu à New York pendant 4 ans, David Usher était récemment de retour à Montréal, la ville où il a grandi et où se trouve encore la majorité de ses meilleurs amis et collaborateurs.

À l’image de ce retour au bercail, David Usher a eu l’idée de revisiter son répertoire et de revenir à l’essence de celles-ci, c’est-à-dire à des versions acoustiques. Le résultat, un album intitulé The Mile End Sessions, était lancé le 14 septembre dernier.

J’avais cette idée en tête depuis un an et demi environ, expliquait-il lorsque Sorstu.ca l’a rencontré. D’habitude, lorsque j’ai une idée, j’agis et je vois comment ça se déroule.


Pas si simple… de simplifier!

Au départ, l’ex-chanteur de Moist s’attendait à un simple exercice de style. « Je croyais que ç’allait prendre quelques mois, tout au plus. Je me disais: ‘En quoi ça peut être compliqué de créer des versions acoustiques?’. Au final, nous avons travaillé là-dessus pendant presque un an et demi ».

Pourtant, des chansons comme St. Lawrence River jouissent déjà d’un habillage plutôt dépouillé, près des versions acoustiques de la première heure, qui avaient été écrites « soit tôt le matin ou tard le soir, seul à la guitare ».

Mais l’envie de rajouter de la fioriture aux arrangements était difficile à contenir. « Je devais constamment me retenir pour ne pas compliquer les choses, ajouter trop de détails ».


En français

Un défi supplémentaire est venu s’ajouter en cours de route: chanter en français.

Après avoir enregistré la version acoustique de « I’m Coming Down » (dont la version originale figure sur l’album Hallucinations) , David Usher a décidé d’offrir à Marie-Mai et son copain et collaborateur Fred St-Gelais de créer une version française de celle-ci.

« Pour chaque nouveau disque, je cherche un nouveau défi. Je dois essayer quelque chose. Quand je chante en français, je suis très nerveux; en anglais, si j’oublie les mots, je peux improviser. En français, c’est impossible, admet-il en alternant du français à l’anglais tout au long de l’entrevue. C’est angoissant tout ça, mais très enrichissant ».

« Marie-Mai chantait la version française pour me montrer ce que ça donnait, mais l’idée nous est vite venue d’en faire un duo ». C’est ainsi qu’est né Je Repars, un duo en français avec l’ex-Académicienne.


Un vidéoclip plus tard, la chanson atteignait le sommet des palmarès de plusieurs radios commerciales, y compris NRJ. « Quand la chanson a atteint le numéro 1, Fred St-Gelais m’a envoyé un texto: ‘Ok, maintenant, un album complet en français!' », lance-t-il en riant.

Il a beau rire, David Usher admet ne pas exclure la possibilité de se lancer dans cette folle aventure de créer un album complet en français, lui dont les enfants fréquentent une école française.

En attendant, les fans de David Usher pourront le voir à l’oeuvre en formule acoustique le 11 novembre 2010 à Montréal (Le National), ainsi que le 13 novembre au Théâtre Petit Champlain, à Québec.

 

Une tournée québécoise suivra en février 2011:

9 février 2011 – L’Impérial (Québec)
11 février 2011 – Salle Albert-Dumouchel (Salaberry-de-Valleyfield)
12 février 2011 – Cabaret-Théâtre du Vieux-Saint-Jean (St Jean Sur Richelieu)
16 février 2011 – Theatre Du Vieux Terrebonne (Terrebonne)
17 février 2011 – Pavillon de l’ile (Chateauguay)
18 février 2011 – Centre Culturel De Beloeil (Beloeil)
19 février 2011 – Theatre Granda (Sherbrooke)
20 février 2011 – Salle André Prévost (St-Jérôme)
24 février 2011 – Église Saint-Jean-Baptiste (Drummondville)
25 février 2011 – Théâtre Hector-Charland (L’Assomption)
26 février 2011 – Théâtre Lionel-Groulx (Sainte-Thérèse)

Retour à Montréal

Originaire de Montréal, David Usher a rencontré sa femme, la photographe Sabrina Reeves, à New York il y a 15 ans. Le couple a d’abord habité Montréal, puis Toronto, avant de faire vie commune à New York pendant 4 ans.

Le chanteur et son épouse sont ensuite revenus à Montréal pour ce qui devait être une semaine de vacance. « Nous avions un petit appartement juste à côté du Parc Lafontaine. Nous buvions un café allongé ou du vin sur le balcon, c’était l’été à Montréal et nous avons soudainement décidé de déménager. Trois semaines plus tard, nous étions déménagés ».

Le titre de l’album, The Mile End Sessions, fait référence au quartier montréalais dans lequel David Usher a évolué en tant que musicien pendant de nombreuses années.

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