Rock et Belles Oreilles
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Rock et Belles Oreilles, hommagés comme il se doit

Théâtre St-Denis 1 (Montréal) – lundi 20 juillet 2009


Le Festival Juste pour rire s’était donné le lourd mandat de rendre hommage à Rock et belles oreilles. À l’image du groupe d’humoristes, cette soirée se devait d’être mordante et baveuse à souhait, mais surtout drôle et bien orchestrée. Ce fut mission accomplie sur toute la ligne.

Rarement voit-on un hommage aussi dynamique, punchée et tordante que celle montée par l’animateur Stéphane Bureau et sa quarantaine d’invités. Enchaînant une variété impressionnante de numéros à un rythme effréné, la bande d’humoristes, de musiciens et de vedettes autrefois «victimes» de RBO ont tous mis la main à la pâte pour permettre aux quatre irrévérencieux comiques (et au public) de passer une superbe soirée.

Tous les volets de la carrière de Rock et belles oreilles y sont passés. Plusieurs humoristes ont emprunté des sketchs ou des concepts de RBO mis à jour, des Denis Drolet en «Les 2 bitches» au duo Mike Ward/Jean-François Mercier qui revisitait «Bonjour la police».

André Sauvé a pour sa part opté pour un concept des plus originaux: prêter ses traits au frère fictif de Monsieur Caron dans un numéro complètement dingue, à la fois cabotin et touchant. Une chaude ovation s’ensuivit.

Jean-Thomas Jobin a ponctué le spectacle en apparaissant de temps à autres, costumé comme un personnage de RBO, pour livrer une imitation digne de l’humoriste : désinvolte et savoureusement absurde. Le chef Groleau, le martien d’Yves P. Pelletier et Jésus Christ Poulet BBQ ont ainsi pris des airs inattendus.

Réal Béland a également servi quelques caméos, dont une imitation pile poil du personnage de Wayne Gretzky avec son parler incompréhensible.

Dans un tout autre registre, Guy Nadeau y est allé d’une lecture académique du sketch «Les Slo-Mos aux douanes», tel qu’il serait éventuellement enseigné dans les cours de théâtre. Tordant.

Jean-Michel Anctil et Stéphane Rousseau ont pour leur part usé de leur talent d’improvisateurs dans une entrevue savoureusement décousue entre Madame Jigger (Rousseau) et Madame Brossard de Brossard (Anctil) où cette dernière admet avoir été violée par les quatre membres de RBO. Possiblement le clou de la soirée.

RBO en chansons

Le chapitre musical de la discographie de Rock et belles oreilles a également été souligné à grands traits. Les Trois Accords ont parti le bal avec une relecture de la chanson thème de RBO. Plus tard, c’était Loco Locass avec Ça rend rap, les Chick’N Swell dans la peau des Bidules (la parodie des Beatles rendue populaire par RBO) et Michel Pagliaro dans une interprétation de La Chanson de l

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