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Rockfest 2017 – Jour 1 | Rammstein, Offspring, Wu Tang et cie

Ah, le Rockfest de Montebello. Hâvre annuel de plaisance pour les mélomanes qui s’entassent le temps d’un week-end sur une plaine recouverte de bouette et de punks. Si pour certains cette description fait peur, pour une centaine de milliers d’autres [n.d.l.r.: ok ok, peut-être plus 15 000 – 20 000], c’est l’image même de la plus grosse fiesta de l’été. Et encore cette année, les festivaliers avaient de bonnes raisons de festoyer. Voici donc une (non exhaustive) énumération de toutes ces bonnes raisons.


1. Wu Tang Clan

Si y’a une place où on ne pensait pas voir le Wu un jour, c’était pas mal au Rockfest. Mais hey, la vie est pleine de belles surprises de même.

Donc vendredi, en plein cœur de l’après-midi, Ghostface Killah, RZA, GZA, U-GOD et leur bande (9 au total sur le stage) sont venus prouver que le Wu Tang Clan est effectivement nuthin’ ta fuck wit. Ils font voler le champagne en arrivant sur scène, la basse est tellement forte par moments que les écrans géants vibrent, ils saluent Old Dirty Bastard et The Prodigy, mais surtout, ils réussissent à amadouer une foule pleine de gens qui ne sont peut-être pas grands fans de hip-hop à la base.

Il y avait quelque chose de beau de voir tout ce monde qu’on associerait sûrement normalement au monde métal lever les bras au ciel en faisant un « W » avec leurs mains.

Et, à l’inverse aussi, c’était cool d’entendre les légendes du rap crier « WE LIKE ROCK MUSIC TOO MOTHERFUCKERS », tout de suite après avoir fait une reprise de Come Together.

Wu-Tang Clan - Rockfest - 2017-4

2. Le gars déguisé en pape pour la prestation de Jérémy Gabriel

(photo non disponible ; notre photographe l’a manqué)

 

3. Rammstein

DU FEU. DES FLAMMES. DES EXPLOSIONS. DES ALLEMANDS. Sans farce, on a des amis qui étaient à Saint-Émile-de-Suffolk, à une demi-heure de voiture de Montebello, qui voyaient le reflet des pyrotechnies dans le ciel et qui entendaient le son du drum de Rammstein.

Dire que le monde se plaint qu’Osheaga est bruyant.

Rammstein - Rockfest - 2017-6

4. The Offspring qui joue Ixnay on the Hombre au grand complet

La mode de jouer un album dans son entièreté amène parfois de drôles de prestations : des fois les musiciens ne se souviennent plus trop comment jouer leurs propres chansons, des fois il y a 3 classiques sur l’album et 11 tounes dont tout le monde se fout, mais force est d’admettre que pour Offspring, la formule fonctionne à merveille.

Faut dire que Ixnay on the Hombre est un tabarnane de bon album : All I Want, Gone Away, The Meaning of Life, Mota, presque chaque titre est un hit marquant des années pop-punk.

The Offspring - Rockfest - 2017

5. Y’a pas eu de pluie tant que ça.

 

6. Le Tiki Party de Killswitch Engage

Les gars de Killswitch sont reconnus pour leur sens de l’humour, et leur performance de vendredi au Rockfest démontrait exactement ça.

Plutôt que de faire un décor de scène très métal, avec des drapeaux de pentagrammes et autres affaires clichés, les musiciens ont opté pour une ambiance tiki. Ce qui veut dire des chemises hawaïennes, des décorations exotiques et, surtout, un bar à cocktail en plein milieu de la scène.

Killswitch Engage - Rockfest - 2017-6

7. Parkway Drive et leur bonhommie

Comment ne pas aimer Parkway Drive? Les beaux surfeurs australiens réussissent la prouesse de jouer une musique très pesante et sérieuse tout en étant souriant et poli.

C’est vraiment quelque chose de voir le chanteur hurler à pleins poumons des trucs genre « CRUSHED BY THE FISTS OF GOD » et de sourire comme un enfant tout de suite après.

Parkway Drive- Rockfest - 2017

Maintenant, faut bien qu’il y ait un négatif, fait que le voici :

Beaucoup des groupes de la programmation sont des formations qui viennent fréquemment, presque chaque année, dans les divers festivals de la province. Mais ce sont aussi des formations qui n’ont pas sorti de nouveaux albums depuis des décennies.

Donc il y a une limite à ce que tu peux faire avec le même matériel. Ça donne des performances déjà-vues, redondantes.

Citons Bad Religion, par exemple. Ou encore Pennywise, qui pour ajouter un peu de nouveauté se permettre des reprises (Fight for Your Right, Take On Me et autres) qui au final sont assez bâclées.

Ça reste des groupes cultes, mais on finit par avoir fait le tour s’ils reviennent constamment, année après année.

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