Sam Smith
Critique Publié le

Sam Smith au Centre Bell | La plus grande chorale improvisée

Mardi soir, le londonien Sam Smith arrêtait sa tournée The Thrill of It All au Centre Bell, son deuxième passage dans la métropole depuis ses débuts en 2014. Cette fois, on a eu la chance d’y accéder, contrairement à notre photographe. C’est pourquoi notre magnifique chèvre effectue son retour (attendu?) sur nos pages. On le sait qu’elle vous a manqué.

Chèvre

On aurait aimé vous montrer de quoi le spectacle avait l’air, mais le management de Sam Smith a refusé l’accès aux photographes, alors voici notre célèbre Chèvre !

Mais revenons à l’essentiel, soit la performance de Sam Smith. Il était en ville pour présenter les chansons de son deuxième album, The Thrill of It All, et disons que le « thrill » était non seulement palpable, mais audible. La dernière fois que ça a crié aussi fort au Centre Bell, c’était probablement pour Justin Bieber. Ou les Backstreet Boys.

Smith a d’abord émergé du sol, directement sur le catwalk, bien assis sur une chaise droite entonnant les premières notes de Burning. Un catwalk triangulaire, dont la forme se reflétait en une pyramide malléable en fond de scène, surplombée par un énorme cercle. Ça rappelait un peu la montagne de la tournée Yeezus de Kanye West, mais version minimaliste. Ou le vaisseau de The Weeknd, mais version pas spatiale. Bref, c’était très prismatique (mais pas comme Katy Perry).

Et disons que Sam Smith a la chance d’avoir des fans qui ont fait leurs devoirs: chacun d’entre eux connait toutes les paroles de toutes ses chansons. Sans exception. Déjà à la troisième pièce, avec le premier couplet du mégasuccès I’m Not the Only One a cappella, on assistait à la plus grande chorale improvisée jamais entendue.

En plus de la foule, Smith était bien accompagné sur scène, par un band très soul, mais surtout des choristes talentueux qu’il s’assurait de bien mettre en valeur, notamment durant Lay Me Down ou Baby, You Make Me Crazy.

La palme du numéro le plus dramatique revient à Writings On the Wall, tiré du film James Bond, 24e du nom selon Wikipédia. Monté sur une plateforme surélevée, dans son complet rose millénial, il a livré sa performance non-seulement la plus technique vocalement mais aussi la plus théâtrale.

Le numéro le plus illuminé était par contre celui de Latch, l’excellente chanson sur laquelle Smith prête sa voix à Disclosure, alors que toutes les petites lumières de cellulaire ont illuminé l’amphithéâtre au complet. Ça a beau être commun à tous les spectacles en aréna, c’est toujours beau.

Évidemment, juin étant le mois de la fierté, même si le concert au complet était un peu une célébration de la diversité, on a eu droit, juste un peu avant le rappel durant la très à propos HIM, à un discours rassembleur rempli d’espoir, drapeau multicolore à l’appui. Ça aussi, c’était beau.

Un autre incontournable de ce genre de production: les confettis, qui ont fait leur apparition au rappel pour Stay With Me. La prochaine fois que vous ne voudrez pas vous séparer de quelqu’un, sortez votre troueuse et dites-le avec des confettis. C’est plutôt efficace.

Bref, ce fût l’une des plus grosses doses d’amour à un artiste qu’il nous a été donné de voir depuis un moment. Pas étonnant que le jeune homme ait été ému presqu’aux larmes et ait osé dire que Montréal était sa ville préférée lors de ses tournées. On va se donner le droit d’y croire pour une fois.

Grille de chansons

  1. Burning
  2. One Last Song
  3. I’m Not the Only One
  4. Lay Me Down
  5. His Eye Is on the Sparrow (reprise de Charles Hutchinson Gabriel)
  6. Omen (reprise de Disclosure)
  7. Nirvana
  8. I’ve Told You Now
  9. Writing’s on the Wall
  10. Latch (reprise de Disclosure)
  11. Money on My Mind
  12. Like I Can
  13. Restart
  14. Baby, You Make Me Crazy
  15. Say It First
  16. Scars
  17. Midnight Train
  18. HIM
  19. Too Good at Goodbyes

    Rappel:

  20. Palace
  21. Stay With Me
  22. Pray
Artistes
Villes
Salles

Vos commentaires