The Chainsmokers
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The Chainsmokers au Centre Bell | Tout sauf prévisible

On les entend partout à la radio et on connaît les paroles de la majorité de leur succès, parfois malgré nous. Pourtant, ils arrivent à nous étonner comme peu d’artistes aussi populaires peuvent le faire. Le groupe EDM The Chainsmokers s’arrêtait au Centre Bell ce jeudi soir pour le concert très attendu de la tournée Memories Do Not Open. Au-delà d’une ambiance survoltée, le public a eu droit à une production d’envergure impressionnante et des surprises s’enchaînant l’une après l’autre.


 

Un son plus recherché en performance

Si on reproche à The Chainsmokers ses succès répétitifs, il faut les voir en spectacle pour constater que le groupe a plus d’une corde à son arc. Sur scène, leur son est complètement différent, même pour les pièces qu’on entend en boucle dans les stations de radio, on pense tout de suite à Closer, Paris ou Something Just Like This, pour lesquelles le groupe joue avec les rythmes pour apporter de la diversité tout en offrant au public les chansons qu’il connaît par coeur. En introduction, on reconnaît une version de la pièce qui les a fait connaître, Selfie, parmi des plus récentes comme The One et Inside Out avec des remix faisant exploser le Centre Bell dès le début.

Alex Pall se munit d’une guitare électrique à quelques moments, notamment pour Don’t Let Me Down, en plus de démontrer ses talents vocaux. Avec le DJ Andrew Taggart, deuxième membre du duo, The Chainsmokers est accompagné du batteur Matt McGuire, du pianiste Tony Ann qui a repris leur succès sur YouTube avant de se joindre au groupe en tournée et de la chanteuse Emily Warren, présente pour, entre autres, les chansons Don’t Say et My Type.

TheChainsmokers-CentreBell-2017-07

Visuellement impressionnant

Sur une scène en constant changement, d’une plate-forme qui monte et descend à des projections sur des écrans géants devant et derrière la scène, le duo occupe l’espace immense de la scène du Centre Bell avec une énergie incroyable. Fumée, feu, confettis et jeux de lumière font aussi partie de la mise en scène très pop électronique. Le public, autant au parterre qu’ailleurs, ne s’arrête jamais de chanter, danser et sauter, allant jusqu’à créer des mosh pits lorsque le groupe fait plus dans le dubstep.

Le groupe utilise aussi beaucoup d’effets visuels interactifs, le spectacle commence avec des messages textes diffusés sur un écran géant, le duo se Facetime après l’introduction lorsque l’un d’eux quitte la scène quelques minutes et durant le prélude, ils projettent et jouent une liste de lecture sur l’iPhone incluant My Last Resort, de Papa Roach et Don’t Stop Believing de Journey.

The Chainsmokers ne s’arrête donc pas à leur musique, ils reprennent notamment des succès de Daft Punk, Tove Lo, Dr.Dre et même pour tous les «Emo Kids out there», Panic! At the Disco, se faisant ainsi plaisir autant qu’à la salle. C’est un spectacle chargé, sans temps mort malgré quelques moments plus en douceur. On pense aux chansons comme Honest, Break Up Every Night et Bloodstream, issu du nouvel album Memories Do Not open, contenant plus de mélodies jouées au piano et au rythme beaucoup plus lent. Somme toute, un concert diversifié et complet allant au-delà des attentes élevées.

 

Des premières parties décevantes

La soirée a bien commencé avec le DJ énergique Lost Frequencies, remixant des chansons populaires comme Stressed Out de Twenty One Pilots, Cold Water de Justin Bieber et What Is Love d’Haddaway ainsi que quelques pièces originales dont Are You With Me. Avec beaucoup de volonté, il est arrivé à faire danser le public et à réchauffer la salle.

Le tout s’est gâté avec l’arrivée de la chanteuse Kiiara, même en performant des succès assez connus comme Feels, Whippin, Gold et la pièce Heavy de Linkin Park à laquelle la chanteuse prête sa voix, elle semblait complètement blasée. Le public, impatient de voir The Chainsmokers est resté calme, allant même jusqu’à se rasseoir tout au long de sa performance.

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