The Weeknd
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The Weeknd – Beauty Behind the Madness | Virage pop innovateur

The Weeknd - Beauty Behind the Madness The Weeknd Beauty Behind the Madness

Sans aucun doute l’un des albums les plus attendus de l’année, les passionnés de R&B mélancolique risquent d’être déçus mais surpris par Beauty Behind The Madness, tandis que les jeunots passionnés de The Weeknd pourront se régaler d’une bonne dose de pop innovatrice.

Abel Tesfaye est de retour avec ce nouveau projet, mélangeant encore une fois propos personnels et instrumentations sensuelles. The Weeknd prouve une fois de plus son titre de  »nouveau Michael Jackson », sauf que pour Beauty Behind the Madness, on délaisse la peine et la misère pour se consacrer à la luxure et la renaissance de l’artiste. Le tout, sans oublier une bonne dose d’Auto-tune et de paroles toutes plus avantageuses envers la gente féminine.

Ça fait partie de The Weeknd ; depuis ses débuts, le Torontois chante sur ce qui le rejoint et ce qu’il l’inspire personnellement. Tesfaye a beau avoir été le phénomène sombre et obscure des blogues hipsters au début de la décennie, il est aujourd’hui sur le même circuit que Lady Gaga et Katy Perry. La preuve : il viendra à Montréal prochainement… au Centre Bell.

Cependant, Beauty Behind the Madness reste à l’image authentique du chanteur, fidèle à ses convictions et à ce qu’il vit. Nombreuses ont été les critiques dénonçant la vente de son talent aux géants de l’industrie, sauf que The Weeknd ne fait que poursuivre sa passion de chanter ce qui le représente.

Qu’on se le dise, cette nouvelle création artistique est beaucoup plus commerciale et accessible que ses précédents volets. Prenons I Can’t Feel My Face : on est loin de Trilogy, mais en regardant l’ensemble de l’oeuvre et le parcours de l’artiste, nous réalisons rapidement ce qu’est Beauty Behind the Madness. En gros, l’album est simplement la suite logique de ce qui inspire Abel depuis les débuts de sa carrière: sa vie.

Au niveau des textes, c’est encore une fois un mélange entre luxure, drogue et sexe. Le tout chanté avec beaucoup trop d’élégance pour voir le tout comme une simple atteinte à l’image féminine, ni une représentation d’une génération perdue dans la consommation. Certaines des créations se rapprochent d’I Can’t Feel My Face, mais l’ensemble de l’oeuvre n’est pas vouée à être jouée sur les grands réseaux.

Au niveau des instrumentations, on retrouve le côté sensuel et « chambre à coucher ». Sauf qu’au lieu d’être sombre et mélancolique, c’est plutôt sur des synthétiseurs colorés et des percussions plus rapides que Tesfaye se laisse aller. Mention spéciale à l’instrumentale de Tell Your Friends produite par Kanye West, qui rappelle Graduation de ce dernier en 2008. Notez tout de même que plusieurs des créations musicales de l’album ont le petit côté tristounet de Trilogy.

Encore une fois, The Weeknd frappe fort. Un album à écouter, même si vous avez mis un  »X » sur l’artiste depuis son apparition sur la trame sonore de 50 Shades of Grey. Que vous soyez un fan depuis ses débuts, ou encore depuis quelques mois à peine, vous trouverez votre compte dans ce qui est l’un des meilleurs albums pop de l’année.

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