The Wombats
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The Wombats au Théâtre Corona | Le charme à l’Anglaise

The Wombats étaient au Théatre Corona pour un premier vrai passage à Montréal (parce que selon eux, Osheaga ne comptait pas) et ont ravi le public en nous offrant autant des nouveaux morceaux qu’un petit voyage dans le temps. La salle était peut-être à moitié remplie, mais elle a certainement fait gronder la Petite-Bourgogne.


 

Effectivement, le balcon n’était pas accessible au public ne lui laissant que le parterre du théâtre pour se dandiner. C’était à première vue peut-être signe que le spectacle n’allait pas atteindre les décibels ou l’ambiance attendue. Au contraire! Les Britanniques des Wombats ont tellement fait éclater leur répertoire qu’il y en avait vraiment pour tout le monde.

Il faut dire que le public des Wombats a bien changé de visage à travers le temps. Faisant d’abord dans le rock plus simple guitare-batterie-basse et dans des textes plus humoristiques comme Patricia The Stripper et Let’s Dance to Joy Division qu’ils ont jouées vendredi, The Wombats n’a peut-être pas réussi à convaincre autant ses fans des premières heures avec leurs textes plus introspectifs et mélodies nécessitant absolument un synthétiseur qu’on peut entendre sur les albums Glitterbug (2015) ou le plus récent Beautiful People Will Ruin Your Life. Ces deux générations se sont toutefois rencontrées vendredi et ont visiblement comblé le groupe qui n’arrêtait pas de nous dire qu’on était « awesome« .

Parfaitement simple

Pour les avoir vus à Osheaga, le souvenir gardé avait été qu’ils nous avaient semblé un peu réservés bien que le show ait été super. Ce vendredi, le trio était tout autant engagé avec la foule, le chanteur Matthew Murphy en nous racontant quelques anecdotes, le bassiste Tord Øverland Knudsen en sautant d’un bord à l’autre de la scène et le batteur Dan Haggis en nous parlant dans un français cassé charmant, nous demandant même si on pouvait conjuguer l’expression « Mets-en! ».

Il n’y avait pas de flaflas sur la scène du Corona: un drap en fond de scène décoré de la pochette du plus récent album, un jeu de lumières classique, les instruments, les musiciens et un toutou de wombat attaché au drum. The Wombats ont laissé parler la musique et en ont mis plein la vue à leurs fans, tout autant qu’un show à grand déploiement de Katy Perry.

Ils ont quand même eux quelques problèmes techniques, entre autres quand ils ont eu envie de nous jouer Pink Lemonade et que le clavier du batteur a rendu l’âme. Heureusement, Moving to New York du plus vieux répertoire ne nécessitant pas de synthé a permis de combler le temps pendant que les valeureux techniciens réglaient le pépin. Il y a eu un autre épisode de micro silencieux, mais rien de majeur nécessitant un changement dans le setlist.

Ils ont terminé la soirée avec un rappel de trois chansons qui suivait les deux faux derniers hits Tokyo (Vampires & Wolves) et Let’s Dance to Joy Division. Matthew Murphy a entamé la finale par une version solo acoustique touchante de Lethal Combination, pour poursuivre avec la nouvelle chanson Turn qui semble déjà être un succès, puis finir avec l’incontournable Greek Tragedy. Les gars sont restés sur scène pour saluer la foule et remettre quelques setlists aux fans des premières rangées, et tout le monde est reparti le sourire aux lèvres, rêvant déjà à la prochaine fois qu’ils repasseront par chez nous. Et on souhaite à The Wombats d’avoir trouvé un party à crasher pour bien finir leur soirée.

Barns Courtney en première partie

Barns Courtney, y’est « quequ’un »! Et c’est pas nécessairement un artiste qui plait à tout le monde au premier abord. Mettons qu’il est un peu too much. C’est vraiment l’effet qu’il a donné en début de numéro quand seulement quatre ou cinq personnes l’applaudissaient, les autres plutôt stoïques. L’Anglais bien conscient de son charme n’en a fait qu’à sa tête et s’est donné corps et âme dans ses chansons indéniablement accrocheuses aux paroles faciles à apprendre. En un rien de temps, il a convaincu la foule qui était conquise en fin de parcours, chantant et dansant avec le charismatique chanteur qui s’est glissé à deux reprises sur le parterre. Une véritable leçon de speed dating où il a su séduire Montréal en 30 minutes top chrono.

Grille des chansons

  1. Cheetah Tongue
  2. Give Me A Try
  3. 1996
  4. Black Flamingo
  5. White Eyes
  6. Patricia The Stripper
  7. Techno Fan
  8. Emoticons
  9. Lemon to a Knife Fight
  10. I Don’t Know Why I Like You But I Do
  11. Bee-Sting
  12. Moving to New York
  13. Pink Lemonade
  14. Jump Into the Fog
  15. Tokyo (Vampires & Wolves)
  16. Let’s Dance to Joy Division

Rappel

  1. Lethal Combination
  2. Turn
  3. Greek Tragedy

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