Rob Zombie & Marilyn Manson
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Twins of Evil : Marilyn Manson et Rob Zombie au Centre Vidéotron | Les jumeaux maléfiques font frémir Québec!

La dernière fois que Manson s’est pointé à Québec, on pourra dire qu’on l’avait attendu avec impatience… pour finalement ne pas le voir du tout. C’était en 2016 et plusieurs fans avaient exprimé leur colère, même si son bassiste, Jeordie White, leur avait promis de revenir… Ce n’est que trois ans plus tard que Manson tiendra cette promesse, alors qu’il partage cette fois-ci la scène du Centre Vidéotron avec la légende de l’horror gore, Rob Zombie, dans le cadre d’une tournée conjointe intitulé « Twins of Evil – Hell Never Dies ».

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Marilyn Manson

C’est après les notes envoutantes du Flower Duet de Léo Delibes (oui, vous avez bien lu) que le rideau est tombé et que Manson est arrivé sur scène dans toute sa gloire. Dès les premiers accords incendiaires d’Angel With The Scabbed Wings, la foule s’est empressée de réagir, l’accueillant à bras ouverts.

C’est qu’il était attendu le Manson. Dans les estrades, les gens ne sont pas restés de glace en se levant debout et en hurlant.

Il changera souvent de costume, passant d’une simple veste en cuir à un épais manteau de plume duquel était accroché un énorme bouquet de ballons, qui avait plutôt l’air d’un impressionnant chandelier en suspension derrière Manson grâce à un effet de lumière bien réussi.

Si Manson se montre énergique et prêt à tout pour mettre le feu au Centre Vidéotron — notamment lorsqu’il partagera un joint avec ses musiciens tout juste avant The Dope Show — le chanteur de 50 ans a connu une « drop » plus tard dans le spectacle alors qu’il apparaissait plus monotone, moins énergique. Malgré tout, il se reprendra un peu plus tard, alors qu’il nous livrera sa sensuellement satanique version de Sweet Dream, seulement éclairé des téléphones des quelques 5000 admirateurs présents.

C’était avant que ses techniciens de scène ne procèdent a un changement de tableau, alors que nous apparaissait un grand podium noir avec son fidèle insigne en forme d’éclair rouge et noir. Il monta alors sur le podium vêtu d’une toge blanche, ouvrit un livre qui s’enflamma aussitôt. Puis c’est au tour d’Antichrist Superstar de faire lever la foule, qui l’attendait depuis le tout début.

Dans tous les cas, Manson savait qu’il devait se faire pardonner de son absence trois ans plus tôt, et il aura réussi avec brio.

Rob Zombie

Alors que Manson y était allé d’une approche beaucoup plus théâtrale, Zombie, lui, se payera la traite en y allant à fond dans le cinématique et l’excès. Véritable carnaval de mise en scène spectaculaire, encadré par des écrans géants, des plateformes et des pantins allant et venant à d’un bord à l’autre de la scène. Nous n’attendions rien de moins du magicien de l’horreur.

Vêtu d’un pantalon à pompons, il dansera et sautera d’une plateforme à une autre alors que des flammes brûlantes, des clips d’horreur vintage et quelques créatures gigantesques défilent derrière lui. Nous n’avons presque pas assez d’yeux pour regarder toute l’action qui se déroulait sur scène.

Surprise générale lors du solo impressionnant de son guitariste John 5, alors que le sympathique bonhomme décidera tout bonnement, mais non sans organisation, d’aller faire un tour de piste autour du parterre, pour éclairer ses fans à coup de lampe torche et en ravir quelques-uns qui auront la chance de lui serrer la main au passage.

Certains seront déçus que Manson ne rejoigne pas Rob Zombie lors de son interprétation de Helter Skelter, populaire chanson des Beatles parue sur The White Album qui est aussi souvent associée à Charles Manson (à qui Marilyn Manson doit la deuxième moitié de son sobriquet) qui l’a utilisée de manière subversive pour tenter de promouvoir une guerre de race dans les années 1960. Zombie s’assure tout de même de livrer une interprétation énergique de celle-ci, avec en trame de fond des images des accusés du clan Manson et de leur sentence ; ça avait quelque chose de bien épeurant, mais si fascinant à la fois.

Puis, au rappel, on passe à la bande-annonce de son prochain film, 3 From Hell, à paraitre en septembre prochain.

Puis il nous dira un au revoir chaleureux sur la populaire Dragula. Bref, ce fut une soirée qui restera longtemps gravée dans le coeur des fans de métal de la ville.

Palaye Royale

Avant l’apparition des jumeaux démoniaques, ce sera les trois frères de Palaye Royale qui fouleront la scène du Centre Vidéotron, avec leur rock cru rappelant celui de Black Sabbath, ce qui aura don de bien réchauffer la foule, même si celle-ci n’était là que pour Manson et Zombie, qui n’arriveront chacun qu’après 30 longues minutes d’attente interminable.

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