Violent Femmes
Critique Publié le

Violent Femmes au MTELUS | Gros party sale

C’est le jour de l’Halloween que les Violent Femmes ont choisi pour revenir festoyer à Montréal, comme ils savent si bien le faire. Après quatre ans d’absence, le groupe punk folk a sélectionné une bonne vingtaine de tounes assez stimulantes pour provoquer un mosh pit presque sans interruption de gens déguisés.


 

Début en douceur

Toute seule sur scène, la jeune chanteuse Your Smith a interprété ses gentilles pièces pop folk à la guitare acoustique en première partie. À l’exception d’une chanson plutôt corrosive, sa musique beaucoup trop tranquille n’arrivait pas à couvrir les discussions d’un public qui voulait célébrer en grand. De jolies ballades, mais pas le meilleur choix pour la première partie des Violent Femmes.

Des hits exaltés

Attendu avec impatience, le groupe a démarré avec quelques pièces un peu moins connues. Mais peu importe ce qu’il chante, le fondateur Gordon Gano a une voix unique reconnaissable de loin: une voix un peu aiguë, un peu nasillarde, qui ne vieillit pas et qui fait sa marque de commerce depuis plus de 30 ans.

En plus de la lente et captivante Color Me Once provenant de la bande originale du film The Crow, le groupe a passé trop rapidement sur son dernier album We Can Do Anything, sorti deux ans auparavant, en interprétant seulement deux chansons : Memory et I Could Be Anything. Mais comme les Violent Femmes cherchent avant tout à faire lever le party, ils ont heureusement opté pour la crème de la crème : les chansons toutes plus accrocheuses les unes que les autres du tout premier album Violent Femmes. Cet album, dans presque son entièreté, a été joué, provoquant des mosh pits dignes de ce nom comme avec Gimme the Car et ses paroles mémorables d’adolescents ou bien Add It Up qui frappait bien comme il faut.

Tous à l’honneur

Chaque musicien a eu son moment de gloire, du saxophone géant qui faisait trembler la salle remplie à craquer sur Waiting for the Bus aux backing vocals de fou furieux sur la très courte et puissante Old Mother Reagan, en passant par la guitare qui perçait les tympans sur Hallowed Ground et le violon satanique suivi du solo musclé de drums et de barbecue portatif sur Black Girls. Le bassiste et fondateur Brian Ritchie s’attaquait à sa basse acoustique pour un solo explosif sur Kiss Off et maîtrisait même le xylophone, un instrument qui, dès son arrivée sur scène, annonçait l’excellente chanson très attendue Gone Daddy Gone.

Après une attente trop courte pour aller faire pipi, Gordon a démarré rapidement le rappel en chantant la pomme à ses fans francophones avec Danse avec moi ce soir, une ballade complètement en français que le groupe avait aussi joué lors de son dernier passage en ville. Une belle surprise qui donnait envie de sortir son briquet, d’autant plus que Gordon semblait très bien maîtriser la langue. On t’aime aussi Gordon!

Un problème technique avec la guitare est survenu durant American Music, ce qui a laissé place à un intermède d’improvisations étonnantes : le saxophoniste et le bassiste ont recréé chacun leur tour, avec leur propre instrument, la mélodie tant accrocheuse normalement jouée à la guitare. Un des clous de la soirée!

Les Violent Femmes ont prouvé encore une fois qu’ils n’ont pas besoin d’artifices sur scène pour dégager une si grande énergie festive et contagieuse à travers sa musique de party jouissivement bruyante.

Liste de chansons :

  1. ?
  2. Life Is an Adventure
  3. Good for/at Nothing
  4. Blister in the Sun
  5. Kiss Off
  6. Breaking Up
  7. Dating Days
  8. Prove My Love
  9. Promise
  10. I Could Be Anything
  11. No Killing
  12. Waiting for the Bus
  13. Old Mother Reagan
  14. Freak Magnet
  15. Color Me Once
  16. I Held Her in My Arms
  17. Hallowed Ground
  18. Gimme the Car
  19. Black Girls
  20. Gone Daddy Gone
  21. Memory

Rappel :

  1. Danse avec moi ce soir
  2. American Music
  3. Add It Up

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