Douze hommes rapaillés
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Critique spectacle: Douze hommes rapaillés à L’Assomption

Dimanche 12 juin 2011 – Théâtre Hector-Charland (L’Assomption)

La production Douze hommes rapaillés et son impressionnant collectif d’artistes québécois étaient de passage au Théâtre Hector-Charland à L’Assomption à quelques jours de la présentation du spectacle aux Francofolies de Montréal.

Les Perreau, Lavoie, Séguin, Rivard et autres étaient tous au rendez-vous, réunis et réussissant de main de maître à nous transporter dans l’univers du poète regretté Gaston Miron. Ce spectacle d’une durée de 2 heures sans entracte est nettement supérieur sur scène, chaleureusement tissé et même à saveur… patriotique !

Il faut voir pour le croire. Les volumes 1 et 2 de Douze hommes rapaillés, disponibles en CD, peuvent nous laisser sur notre appétit. On retient quelques chansons du lot.

En concert, c’est autre chose. Voir tous ces chanteurs et musiciens se côtoyer et festoyer en se partageant les tâches, une chanson après l’autre, est une expérience inédite. La soirée débute avec une valeur sûre: La Corneille, interprétée
par le conteur Michel Faubert.

On aura droit à des extraits audio de Gaston Miron entre quelques chansons. Louis-Jean Cormier (La route que nous suivons), Vincent Vallières (Au sortir du labyrinthe), Richard Séguin (Compagnons d’Amérique) et Jim Corcoran (Mon Bel Amour) continueront dans cette même lignée. Vallières est celui qui remporte la palme des applaudissements à notre plus grande surprise. Ce dernier est pourtant celui qui semble être le moins présent sur la scène pendant le spectacle.

Un extrait de Miron nous fait carrément réfléchir lorsqu’il nous confie que son grand-père était analphabète avec « Quand on ne sait pas lire ou écrire, on est toujours dans le noir ». Affirmation stupéfiante.

On retiendra les prestations de Daniel Lavoie avec sa voix unique et un Pierre Flynn au sommet de sa forme en cette première heure. Le leader de Karkwa et réalisateur du projet Louis-Jean Cormier interprétera, seul sur scène, Au long de tes hanches.

 

Deuxième partie: ovation monstre!

Pour la deuxième partie, les 12 hommes joueront plusieurs autres chansons donc quelques-unes autour d’un seul micro. On retiendra notamment l’interprétation de Desemparé par Yves Lambert, qui remplace Plume Latraverse qui ne participe pas aux tournées. À noter également: un Yann Perreau expressif et allumé avec Amour sauvage, amour ; Michel Rivard à la guitare pour Oh Secourez-moi et Martin Léon qui assure avec Sans toi. Chacun leur tour et réunis, ils auront droit à une ovation monstre de la part de la salle comble.

Ils reviendront avec un rappel de 3 chansons dont la dernière du volume 2 qui nous unit tous en tant que Québécois à l’approche du 24 juin: Retour à nulle part, d’Yves Lambert.

Une soirée exceptionnelle dans un décor sobre. Il vaut également la peine de souligner l’apport de quelques héros obscurs tout au long de cette soirée: François Lafontaine aux claviers, Mario Légaré à la basse et Marc-André Larocque à la batterie.

Ce collectif riche en talent sera en spectacle aux Francofolies de Montréal ce vendredi 17 et samedi 18 juin, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, ainsi que le 11 juillet 2011 au Parc de la Francophonie dans le cadre du Festival d’été de Québec.

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