Geoffroy
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Festival de jazz de Montréal 2018 | Geoffroy au MTELUS : Une clôture du FIJM réussie!

En ce dernier jour d’une 39édition du FIJM particulièrement agitée, les festivaliers les plus endurants s’apprêtaient à profiter une dernière fois des différents événements proposés partout dans le Quartier des spectacles, en salle comme en plein air. Au MTELUS, c’est l’artiste montréalais Geoffroy qui avait été programmé pour faire vibrer des spectateurs attendus en nombre, ce samedi 7 juillet. Revivez avec nous cette soirée comme si vous y étiez.

 


Se faire désirer pour mieux briller

Alors que le concert était annoncé à 21 h, Geoffroy a tardé à monter sur scène. Certes, il y a bien eu une première partie qui s’est étirée, mais tout de même, l’artiste et ses musiciens ne se sont pas présentés avant… 22 h 22 ! Pur hasard ou superstition assumée ? Le suspense reste entier. En tous cas, il est arrivé tout sourire, triomphant et – ô surprise –, a lancé un bouquet de fleurs dans le public. Alors qu’un petit mouvement de foule s’est fait sentir pour pouvoir l’attraper, Geoffroy a ouvert les festivités et a brillamment interprété la chanson Bad Habit de son album Coastline (2017).

Entouré d’une équipe de choc, dont Clément Leduc aux claviers et aux programmations électro, Geoffroy a alterné entre chant, guitares et clavier. Sur scène, un batteur, un percussionniste, un multi-instrumentiste à vents, qui passait aisément du saxophone à la flûte traversière, et une choriste étaient aussi présents.

Et c’est dans un décor exotique avec des palmiers entourant les musiciens que les spectateurs ont été amenés à voyager. Les titres As Long et Raised By Wolves rendaient particulièrement bien en version live et les sonorités étaient belles. À un moment, Geoffroy s’est assis sur une enceinte de retour de scène pour jouer de la guitare, naturellement, tout proche du public.

 

Geoffroy, ce bon ami…

Justement, parlons-en, de cette proximité ! Au-delà de ses chansons qui rendaient bien sur scène, avec sa voix chaleureuse et chaude, Geoffroy n’a pas tardé à briser la glace et a vite donné l’impression qu’on avait affaire à un ami de longue date. Le personnage est en effet très sympathique, décontracté et nous a confié des anecdotes.

En véritable prince, il nous a annoncé la découverte d’une jeune chanteuse incroyable sur Instagram et, surpris par son talent, il l’a invitée à jammer puis à monter avec lui sur la scène du MTELUS hier soir ! Elle l’a donc rejoint, sortant de nulle part, toute jeune et fraîche, pour chanter Big Jet Plane d’Angus and Julia Stone. Leurs voix s’harmonisaient à merveille, et la jeune étoile semblait très à l’aise avec sa guitare. On aurait aimé vous communiquer son nom, mais il a été noyé sous un tonnerre de cris et d’applaudissements. En revanche, on a compris qu’elle avait… 17 ans ! On a admiré tant la prestation de la jeune artiste que la sympathie de Geoffroy, qui venait de lui donner un méchant coup de pouce (et de réaliser certainement un de ses rêves).

Le chanteur nous a par ailleurs offert le privilège de nous interpréter un certain nombre de ses nouvelles compositions sur scène – au moins quatre –, et ça sonnait ! Il nous a alors raconté que celles-ci avaient été créées dans un chalet au cœur des Laurentides avec ses musiciens avant leur tournée en Europe. De façon si naturelle qu’on aurait eu envie de lui dire : « Ah oui ! Ce fameux passage au chalet, quel bon souvenir ! ».

Aussi, le plus tranquillement du monde, Geoffroy a allumé une petite cigarette alors qu’il présentait son équipe. Finalement, jusqu’à la fin du spectacle, il y aura toujours eu une cigarette se baladant quelque part sur scène, que ce soit du côté de Geoffroy ou d’un de ses musiciens. Comme à la maison.

Au final, c’est à presque minuit que Geoffroy a entamé ses deux hits Coastline et Sleeping on My Own lors du rappel. Il a ensuite invité les gens à venir parler avec lui après le show, mais a annoncé qu’on ne prendrait pas de photos « pour se déconnecter des réseaux sociaux et du numérique ». Un artiste humain, mais surtout incroyablement brillant sur scène : quelle belle façon de clôturer le festival !

Clément Bazin en première partie

À 21 h, c’est l’artiste français Clément Bazin qui a présenté sa musique électro très dance/clubbing aux sonorités recherchées mais pas plus marquantes outre mesure. Accompagné d’un musicien aux drums, il a géré les programmations sur ses machines. Au milieu de son set, il a aussi invité sur scène des artistes québécois qui ont participé à l’enregistrement de son dernier album, soit le rappeur JT Soul et la chanteuse Aaricia. Il n’a pas quitté la scène avant 21 h 55, et on avoue qu’on commençait à s’impatienter… Le son était agressif, un peu fatigant pour les tympans. Ça clashait avec l’électro-planante-folk de Geoffroy.

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