Valérie Milot
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Noël avec Valérie Milot et l’Orchestre Métropolitain | Sympathique après-midi des Fêtes !

Sympathique après-midi dimanche à la Maison Symphonique alors que l’Orchestre Métropolitain, dirigé par Julian Kuerti, chef invité, accueillait son public autour d’un programme spécial Noël.


En première partie était présentée la Deuxième Symphonique de Piotr Ilyich Tchaikovski, un compositeur russe bien connu pour son célèbre Casse-Noisette. Cette symphonie, dite « Petite-Russienne », est pleine de surprises et de folklore russe. Plusieurs thèmes sont proposés dans les différents mouvements et sont travaillés avec des couleurs russes bien romantiques comme Tchaikovski a l’habitude de le faire. On a pu tout de suite voir que Kuerti connaît sa symphonie sur le bout des doigts.

Dirigeant par coeur, le chef d’orchestre a réussi à s’extirper de virages délicats tout particulièrement dans le premier mouvement en balançant ses timbres toujours avec grande finesse. L’Orchestre Métropolitain a encore montré un visage dynamique et investi, ce qui fait extrêmement plaisir à voir (et à entendre). La cohésion des musiciens entre eux est solide et c’est grâce à ça que les différentes sections peuvent se répondre de manière juste. La Symphonie fut d’une belle ampleur, montrant une masse orchestrale conséquente mais sans jamais être trop lourde.

Crédit : <a href='/artiste/orchestre-metropolitain-montreal/' >Orchestre Métropolitain</a> / François Goupil

Crédit : Orchestre Métropolitain / François Goupil

Valérie Milot et le secret gardé de Glière

En deuxième partie était mis en vedette la harpiste Valérie Milot. Artiste en résidence de l’orchestre cette année, la québécoise a été d’une extrême élégance dans son interprétation du Concerto pour Harpe de Reinhold Glière, un compositeur russe bien trop méconnu. Le concerto est un petit bijou pour la harpe, instrument souvent ingrat et difficile à dompter, mais ici mis en valeur par une orchestration bien maîtrisée et une soliste très musicienne sans jamais en faire trop.

Crédit : <a href='/artiste/orchestre-metropolitain-montreal/' >Orchestre Métropolitain</a> / François Goupil

Crédit : Orchestre Métropolitain / François Goupil

Suivait ensuite une pièce du compositeur québécois François Morel qui présentait une paraphrase des plus grandes mélodies de Noël dans une ambiance musicale qui n’était pas sans rappeler les musiques de films hollywoodiens.

La magie de Noël continuait avec la suite op.71A de Casse-Noisette de Tchaikovski.  Cette pièce vue et revue continue pourtant de rencontrer un vif succès auprès d’un public toujours aussi émerveillé. Kuerti a livré une interprétation plutôt classique mais qui fonctionnait à la perfection étant donné l’implication constante des musiciens. Le seul petit regret viendra du début de la fameuse Valse des fleurs, qui fut un peu poussif mais bien rattrapé.

En rappel, la célèbre chanson Sleigh Ride fut donneé pour le plus grand plaisir du public qui accompagna la pièce d’un claquement de main transporté.

Encore une fois, l’Orchestre du Métropolitain n’a pas déçu et a tenu son rang en montrant des musiciens enthousiastes sur scène. Il a, une fois de plus, prouvé sa valeur en tant que l’un des ensembles les plus prometteurs actuellement et à surveiller de très près dans les prochaines années. Les vents, tout particulièrement, furent solides et communicatifs, tandis que la section des percussions fut d’une extrême précision tout au long du concert. On attend impatiemment les prochaines dates de l’orchestre.

 

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