Ratatat
Critique Publié le

Osheaga 2011 – Jour 2: Manchester Orchestra, Karkwa et Ratatat

30 juillet 2011 – Parc Jean-Drapeau (Montréal)

Manchester Orchestra

Photo par Pat Beaudry

Le quintet originaire de Georgie a offert une courte de prestation de 7 chansons, au profit d’improvisation à la fin de presque chaque pièce. Disons que les membres du groupe ne se sont pas gênés pour se faire plaisir et se payer un ‘trip de musique’.

Fait intéressant, le band compte deux batteries, dont un clavériste-batteur, ce qui ajoute du poids et de l’énergie à la musique.

Étrangement, le groupe n’a pas fait la chanson-titre de son nouvel opus, Simple Math, pourtant très accrocheuse et a également écarté l’un de ses meilleurs succès, I’ve Got Friends (extrait de l’album Everything to Nothing), malgré la forte demande de plusieurs fans qui scandaient le titre de la chanson à plusieurs reprises. Dommage, puisque ç’aurait peut-être suffit à augmenter la réceptivité de son public.

Les gars de Manchester Orchestra ont somme toute livré une excellente performance, qui ne manquait pas d’entrain et aura probablement satisfait ses fans plus dédiés.

À découvrir pour les amateurs de Brand New ou de Kevin Devine (ce dernier qui sera d’ailleurs de passage à Montréal le 25 octobre prochain au Café Campus).

Grille de chansons :

Pride
April Fool
Pale Black Eye
Check It Out
My Friend Marcus
Everything To Nothing
The River

Karkwa

Par Valérie Patry

Karkwa en était à sa première prestation à Osheaga et il faisait plaisir de voir un groupe de chez nous chanter en français parmi tous ces bands anglophones venus d’ailleurs.

Plus en forme que jamais, le quintet a offert une performance à la hauteur des nombreux autres noms importants au programme de la fin de semaine. Leur matériel est rendu avec beaucoup de puissance et beaucoup plus d’énergie en spectacle que sur album.

Seuls les deux derniers albums du groupe ont été explorés soit Le Volume du Vent et Les Chemins de Verre (qui, rappelons-le, leur a valu le prestigieux prix Polaris l’an dernier).

Reconnaissants de la chance qu’ils avaient de prendre part à un aussi gros festival, Louis-Jean Cormier, le chanteur à la tête du groupe, a pris le temps de remercier, au nom de son band, son équipe ainsi que les organisateurs, malgré la limite de temps. Tout à son honneur.

Le groupe a conclu la prestation avec les désormais incontournables Marie tu pleurs et Oublie pas, de concert avec la foule. Une performance simple, mais ô combien efficace, comme on les aime.

Grille de chansons :

Échapper au sort
Le pyromane
L’accouphène
Les chemins de verre
Le compteur
Moi-léger
Marie tu pleurs
Le bon sens
Oublie pas

Ratatat

La foule impressionnante massée devant la Scène Verte (certains étaient même grimpés aux arbres) témoignait de la popularité peut-être sous-estimée du duo électro dans la métropole.

La prestation a débuté avec Loud Pipes, accompagné de projections vidéo et 3D très convaincantes. On se demandait même par moments si de vrais personnages étaient présents sur scène.

Le duo a ensuite enchaîné avec des titres plus récents, extraits de leur plus récent opus, LP4. Le thème de cet album mettant en vedette des oiseaux (comme en témoignent les nombreuses perruches sur la pochette de l’album), le groupe n’a pas lésiné sur les images et animations à leur honneur. Un kaléidoscope de perruches et d’oiseaux de proie, on ne voit pas cela tous les jours… Et c’est sans compter les cris d’oiseaux qui meublaient les silences entre les chansons.

Ils ont ensuite exploré leur album LP3 avec Falcon Jab, Shempi et Mirando, vidéoclips à l’appui.

Bien que les deux membres de Ratatat occupaient bien la scène et s’assuraient d’offrir une présence scénique adéquate et énergique, la vedette leur était souvent volée par l’écran derrière eux.

Le spectacle s’est avéré somme toute assez court, ce qui a été une déception pour certains. Le groupe n’a pas joué ses plus gros succès comme Lex ou Gettysburg. Seule Wildcat n’aura pas été laissée de côté.

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