Osheaga
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Osheaga 2017 – Jour 2 | Le festival des annulations se poursuit !

Déjà que Solange avait annulé la veille, d’autres annulations se sont ajoutées au cours de la journée du samedi. Selon les organisateurs, des problèmes de transport ont empêché plusieurs artistes de se présenter tels que Georges Ezra (remplacé par Dawes), Lil Uzi Vert (remplacé par Tory Lanez) et Darius (remplacé par GrandBuda). Malgré ces nombreuses annulations (et déceptions, on doit le dire), plusieurs musiciens dont Muse, Cage The Elephant et Father John Misty étaient tout de même bien présents et parés à en mettre plein la vue aux festivaliers pour ce deuxième jour d’Osheaga.

Photos en vrac par Karine Jacques et Nadia Davoli :


Le Couleur

Formation de Montréal, Le Couleur était en forme et proposait leur pop électronique aux accents disco à une foule éparse, mais tout de même attentive à la Scène de la Vallée. Il faut dire que lorsqu’on fait partie des premiers groupes de la journée, les festivaliers ne sont pas toujours au rendez-vous. Malgré tout, le groupe a joué ses pièces de main de maître, avec entrain et bonne humeur. Pour un premier passage à Osheaga, c’était réussi !

Photo par Karine Jacques.

Photo par Karine Jacques.

Consultez également notre compte-rendu du (très pluvieux) Jour 1 d’Osheaga

 

Heartstreets

Le duo montréalais composé de la chanteuse Gab Godon et de la rappeuse Emma Beko ont fait grande impression avec leurs morceaux R&B/soul. Chacune maîtrisant sa voix à merveille, elles s’échangeaient les passages et démontraient une véritable cohésion tant à travers leur chant qu’à travers leurs déplacements sur la scène.

Remplies d’attitude et de fougue, elles occupaient la scène avec charisme (surtout Gab Godon) et ont relevé le défi d’emballer la foule. Justement, le public s’est réjoui lorsqu’elles ont entamé leur simple Cruising With You avant de quitter la scène. Ce départ a été de courte durée, car ayant un peu de temps d’encore alloué, elles ont repris place sur la scène pour chanter une dernière pièce. Visiblement touchées de l’accueil du public, les deux artistes ont quitté avec le sourire aux lèvres.

Photo par Karine Jacques.

Photo par Karine Jacques.

Men I Trust

Avec une membre en moins (est-elle officiellement hors du groupe?), Men I Trust s’est présenté sur la Scène des Arbres sous les acclamations du public. C’était également leur baptême d’Osheaga et la formation de Québec s’est bien fait accueillir par les festivaliers. Le groupe a entonné ses mélodies douces et sensibles, testant même une nouvelle chanson qui s’est avérée délicieuse.

Malgré ce début prometteur, vers la moitié de leur prestation, le courant de la scène s’est complètement arrêté, donnant lieu à un petit interlude. Le public a encouragé le groupe, le supportant dans cet arrêt hors de leur contrôle. Finalement, le courant a été rétabli et Men I Trust a pu reprendre et même livrer une fin de prestation à la hauteur des attentes.

Jain

La sensation française a fait une nouvelle apparition à Montréal pendant le festival après son dernier passage en avril au Théâtre Corona. La jeune femme, seule sur scène simplement accompagnée de ses machines et parfois d’une guitare acoustique, a livré une performance punchée, transpirant d’aisance.

Avec sa chanson Come, le public s’est activé, mais lorsque l’artiste a voulu l’enregistrer pour en faire un loop, la foule n’a pas fait preuve d’une immense participation malgré les encouragements répétés de Jain, ce qui l’a amené à se rapprocher de certains festivaliers pour les enregistrer directement. Le résultat était assez drôle (ce n’est pas tout le monde qui a des talents de chanteur…), mais il était agréable de la voir interagir avec son public.

La chanson Paris a été un autre moment important de sa performance, car cette chanson a été écrite suite aux attentats de Paris de novembre 2015. Celle-ci s’est terminée avec un écran affichant les noms des victimes, un moment vraiment touchant, surtout qu’on sentait l’auteure-compositrice-interprète totalement investie émotionnellement dans la livraison de son morceau.

Photo par Karine Jacques.

Photo par Karine Jacques.

Liam Gallagher

Pendant que HONNE s’activait sur la Scène des Arbres, un autre Britannique montait sur la Scène de la Montagne. Liam Gallagher, surtout connu pour son travail dans le groupe mythique Oasis, a fait son entrée devant une foule gagnée d’avance. Emmitouflé dans son manteau (même s’il faisait encore très beau et chaud), Gallagher s’est placé devant son micro, bras derrière le dos pour entamer Rock N’ Roll Star, une chanson du répertoire d’Oasis.

Justement, l’artiste a bougé d’un répertoire à l’autre tout au long de sa performance pour finir avec la pièce que tous attendaient, Wonderwall. Les cellulaires braqués dans les airs, la foule a entonné la chanson à l’unisson avec Gallagher pour une finale réussie. Pourtant, on avait peur que le chanteur ne se rendre pas jusqu’à la fin, car quelques jours plus tôt, à Chicago, Gallagher est sorti de scène après quatre pièces prétextant une mauvaise voix. Pas de ça samedi, mais on l’a échappé bel !

Photo par Nadia Davoli.

Photo par Nadia Davoli.

Cage the Elephant

Sur la scène d’en face (la Scène de la Rivière), Cage the Elephant se sont présentés rempli d’une énergie contagieuse. Le public était nombreux à s’entasser devant la scène et à bouger autant que le chanteur. En effet, celui-ci se déhanchait, bougeait d’un bout à l’autre de la scène, donnant clairement son maximum pour garder la foule au top de sa forme.

Leur attitude de déchaîné était rafraîchissante et ajoutait un brin de folie après la performance plus sobre (ok, beaucoup plus sobre) de Liam Gallagher. Le groupe s’en est donc tiré avec brio malgré certains membres qui ont dû être remplacé à la dernière minute. On a mal compris la raison, mais peut-être le transport encore une fois ?

Photo par Nadia Davoli.

Photo par Nadia Davoli.

Broken Social Scene

Les Torontois de Broken Social Scene étaient les suivants sur notre liste. La troupe avait monté une prestation rassemblant plusieurs invités, dont Emily Haines (Metric), qui s’alternaient au cours des nombreuses chansons. La performance du groupe était convaincante, mais n’a pas semblé emballé le public à tous les niveaux, à part peut-être quand le chanteur et guitariste Kevin Drew s’est glissé au parterre pour prendre un petit bain de foule. De plus, leur prestation fut allongée pour combler le retard de Tory Lanez, ce fut donc un peu long, mais le noyau dur est resté jusqu’à la fin.

Photo par Nadia Davoli.

Photo par Nadia Davoli.

Father John Misty

L’inclassable artiste américain Joshua Tillman, alias Father John Misty, a mis les pieds sur la Scène de la Vallée vers 20h20, au grand plaisir des nombreux fans massés sur le parterre. Toujours aussi théâtral, il a chanté avec aplomb, accompagnant ses paroles de gestes grandioses, allant même jusqu’à se jeter à plusieurs reprises à genoux ou à complètement s’affaisser sur le sol de la scène.

Cette théâtralité a quelque chose de charmeur et c’est avec son charisme et sa voix posée qu’il a encore une fois conquis son public malgré la pluie qui s’est abattue sur celui-ci vers la fin du spectacle. Avec certaines chansons provenant de son dernier album Pure Comedy parsemées ici et là, il a tout de même terminé sa performance avec I Love You, Honey Bear sans retenue et sans compromis, au plus grand plaisir de ses fans.

Photo par Nadia Davoli.

Photo par Nadia Davoli.

Muse

Les derniers et non les moindres, Muse ont sans surprise conquis les festivaliers! Avec des visuels dignes du Centre Bell, des guirlandes et les feux d’artifice en toile de fond, le groupe a donné une performance haute en couleur et à la hauteur de leur réputation.

Photo par Karine Jacques.

Photo par Karine Jacques.

Leur talent de musiciens n’est plus à prouver, mais cela reste toujours impressionnant de les voir maîtriser leur instrument avec une telle facilité. Jouant davantage dans leur vieux répertoire, le public a eu droit aux classiques, soit Hysteria, Stockholm Syndrome, Supermassive Black Hole, Starlight, Time Is Running Out, Uprising, Knights Of Cydonia (en fermeture) et on en passe…

Un spectacle capitalisé sur la nostalgie des fans, certes, mais en même temps, n’est-ce que pas ce que l’on attend d’un groupe dans un contexte de festival ? Bref, Muse n’a pas déçu et ont prouvé une fois de plus leur talent de perfomer, malgré peut-être les variations dans le son, mais ça, c’est pas vraiment de leur faute.

Photo par Karine Jacques.

Photo par Karine Jacques.


Rendez-vous dimanche pour la dernière journée d’Osheaga 2017 !

Consultez également notre compte-rendu de Lorde au Jour 1 d’Osheaga !

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