Social Distortion
Critique Publié le

Social Distortion au MTELUS | Le mythe inchangé

Alors que touuuuuuuut le monde s’était précipité au concert de Gorillaz, ce même soir du 9 octobre, certains irréductibles ont fait le choix de se rendre au MTELUS pour assister à la prestation des vieux patrons du punk, à savoir Social Distortion.


 

Il faut savoir que le groupe californien est une véritable légende dans l’histoire du punk et n’a presque jamais cessé de tourner depuis sa formation vers la fin des années 70 en même temps que des groupes comme Black Flag ou The Ramones même si plusieurs membres se sont succédés autour du chanteur-guitariste et fondateur Mike Ness.

Autant dire que, c’est un monument du punk qui se produisait au MTELUS ce soir là.

 

Social Distortion

Neuf heures pile, le groupe investit le stage où trône un squelette conduisant une Cadillac sur le mur, simplement sans aucune forme de mise en scène. On chausse les guitares et la basse, on se place devant le micro et c’est parti ! À l’ancienne quoi.

Le groupe attaque avec la toune Reach For The Sky, issue d’un de leurs plus récents albums (de 2004, tout de même, le dernier en dâte étant de 2011). La salle embarque tout de suite. Il faut dire que la recette Social D. est terriblement efficace. Trois accords, un riff accrocheur et la voix hyper mélodique du chanteur.

Le public, parlons-en justement : beaucoup de bérets, de rouflaquettes et de chemises de bowling au rendez-vous ce soir-là. Des trentenaires pour les plus jeunes sans compter les enfants qui accompagnent leurs vieux punk de parents. La musique, c’est comme le moteur d’une Cadillac, tout est toujours une histoire de transmission !

Pendant plus d’une heure, le groupe va enchaîner ses titres, puisant aléatoirement dans son répertoire récent ou plus ancien.

Seul bémol, la formation ne jouera pas son hit Story of My Life, ni pendant son set principal, ni pendant le rappel. C’est son droit mais un poil décevant quand même.

Un rappel dédié à Johnny

Après un faux départ, le groupe revient sur scène pour interpréter encore quelques chansons pour le plus grand bonheur de l’audience dont deux titres de Dieu ou Johnny Cash de son nom terrien.

Quoi de mieux qu’on bon petit Folsom Prison Blues et un Ring of Fire, revisités à la sauce punk pour quitter la salle et laisser le public dans un état d’euphorie palpable.

Au final, un bon show bien punk-rock, assez intemporel qui montre une fois de plus que le punk n’est pas mort comme certains aiment à le crier.

 

Will Hoge

Avant d’accueillir SD pour les intimes, c’est le chanteur originaire du Tennessee, Will Hoge qui sort doucement la salle de sa torpeur avec une Americana très propre et très sympathique. De quoi se mettre dans l’ambiance en écoutant ses titres dont certains sont très accrocheurs.

 

Grille de chansons

01 Reach For The Sky
02 Highway 101
03 Don’t Take Me For Granted
04 She’s a Knockout
05 Bad Luck
06 Mommy’s Little Monster
07 Another State of Mind
08 Machine Gun Blues
09 Over You
10 Far Behind
11 Don’t Drag Me Down

Rappel

Born to Kill
Angel’s Wings
Folsom Prison Blues
Ring of Fire

 

 

 

Vos commentaires